Un Mirage de Baltic 2011 intercepte trois avions en provenance de Pologne
Trois avions civils allemands et roumain ont eu la malchance de pouvoir tester le dispositif Baltic 2011, en Europe de l’Est. Un Mirage 2000 de l’Armée de l’air française a intercepté les appareils en provenance de Pologne et les a amené à se poser en Lettonie. Un simple oubli de plan de vol qui n’aura pas conduit à beaucoup plus de tracas.
C’est un Mirage 2000 RDI qui a intercepté les trois avions civils non identifiés pénétrant le territoire aérien des Etats baltes le 12 juillet dernier, nous apprend le site du ministère de la Défense. Plus de peur que de mal puisque les pilotes avaient oublié de déposer des plans de vol, formalité indispensable au franchissement des frontières. Les trois appareils en provenance de Pologne, immatriculés pour deux d’entre eux en Allemagne et en Roumanie pour le dernier, ont donc du suivre le chasseur français jusqu’à l’aérodrome militaire d’Adazi, en Lettonie.
Le ministre de la Défense letton, Artis Pabriks, voit dans cet incident une preuve que le dispositif de police aérienne de l’OTAN fonctionne. Le détachement tricolore a pris position sur ce mandat le 28 avril dernier. Ses 105 personnels sont déployés sur la base aérienne de Siauliai, en Lituanie. Pendant 4 mois, ils se tiennent prêts à intercepter toute menace dans l’espace aérien des trois pays baltes. Les pays volontaires membres de l’OTAN se relaient sur cette mission, la France effectuant son troisième mandat depuis 2007.
Le 30 mai 2011, 2 Mirages 2000 RDI avaient déjà intercepté un Beriev-50 (un avion ressemblant à un AWACS) escorté par deux chasseurs Sukhoi-27 Flanker. Si l’énorme avion radar russe avait eu l’autorisation de survol du territoire balte afin de rejoindre l’enclave de Kaliningrad, les deux chasseurs n’étaient pas prévus. Les trois aéronefs ont du repartir, sous escorte des chasseurs de l’OTAN.
Les 4 Mirages 2000 ( 2 Mirages 2000 RDI et 2 Mirages 2000 C) mis en oeuvre par les escadrons de chasse 2/5 « Ile de France » et 1/12 « Cambrésis » sont amenés à sortir deux fois par jour afin de garder les pilotes en alerte permanente. Depuis le début du mandat, ils ont également effectué une dizaine de sorties en alerte réelle, une pratique otanienne visant à assurer la souveraineté aérienne. Dans le cadre de l’incident de mardi dernier, les ordres d’interception, d’identification et d’escorte ont été donnés par le Centre opérationnel combiné aérien de Uedem, en Allemagne, exécutés par les pilotes français qui ont remis les pilotes aux mains des autorités lettones.
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Photo : Armée de l’air
