Défilé du 14 juillet : de l’importance de la précision (1)
Le défilé du 14 juillet est chaque année une magnifique démonstration de précision, de sens du détail, d’organisation et de discipline dans les rangs des unités qui marchent sur les Champs-Elysées. Cette année encore, le spectacle devrait faire honneur aux efforts des forces militaires et civiles impliquées dans les manœuvres. Mais pour que cette perfection soit possible, il faut faire en amont un important effort de préparation.
Depuis mercredi, la plupart des unités qui seront présentes le 14 juillet sont arrivées en région parisienne. Jeudi matin, les répétitions ont commencé sur la plus grande avenue du monde, à la base aérienne 107 de Villacoublay et sur les pistes d’essai de Nexter à Satory.
Chaque matin, les enfants qui ont été sélectionnés dans des classes musicales un peu partout en France apprennent à chanter avec des musiques militaires et des choristes qui peuvent paraître impressionnants. Si les jeunes chanteurs, âgés de 8 à 15 ans n’ont pas été tout de suite à l’aise avec un début de marche cadencée, ils redoublent d’efforts au fil des jours pour être prêts le jour J. Les réglages sonores sont effectués, la vérification de la solidité du nouveau revêtement de la place de la Concorde également. Le passage d’un simple Leclerc la faisant bien souffrir, les conséquences de celui des 300 véhicules terrestres prévus devrait être particulièrement visibles. Chaque jour, les troupes découvrent ce lieu mythique dans lequel ils vont faire honneur au drapeau mardi prochain. Les unités viennent les unes après les autres pour se familiariser avec le décors et vérifier leur cohésion.
Pas évident pour ce gendarme de vérifier que les véhicules défilent à la bonne vitesse : le camouflage empêche son radar de fonctionner.
Pendant ce temps, les troupes motorisées fixent la vitesse, le rythme et les écarts entre les colonnes sur les pistes de la BA 107 de Villacoublay. Un exercice qui n’est pas toujours évident. Installés dans un wagon faisant office de tribune de fortune, les Chefs de Corps des régiments participants observent aux côtés du Général de Division Fugier le travail de leurs hommes. Jeudi déjà, les résultats étaient plutôt bons. Le seul vrai problème venait de soucis au niveau de la vitesse qui s’éloignait régulièrement des 14,6 km/h prévus. Des exercices de dépannage en urgence ont également été menés. Pour chaque véhicule présenté, plusieurs modèles de secours sont prévus en cas d’urgence le jour du défilé.
A Satory, les troupes à pied se relaient, la moitié des effectifs s’entraînant le matin et l’autre l’après-midi. Chaque essai est filmé par plusieurs caméras qui permettent ensuite aux commandants d’unités de repérer chaque défaut et de rectifier individuellement la tenue, la position et la cadence de chacun de leurs hommes. Si une fois encore les résultats sont plutôt bons, le Général de Brigade Sintes indique à ses officiers ce qui doit être perfectionné : alignements, position des sabres, espacements, droiture des têtes, parallélismes des étendards et synchronisation des mouvements.
L’ensemble de ces répétitions représente un exercice difficile pour les hommes et femmes qui ont l’honneur d’avoir été sélectionnés pour défiler le jour de la Fête Nationale. Les heures à marcher au pas, à la recherche de la perfection ne se verront soldés que par le résultat dont la qualité devrait être au rendez-vous mardi prochain.
Photos : Romain Mielcarek


violettafrance
MERCI MONSIEUR LE PRESIDENT,C’EST COMME LA PREMIERE DAME DE FRANCE A DIT <> C’EST TOUJOURS AVEC BEAUCOUP D’EMOTIONS QUE NOUS REGARDONS LE DEFILE 14 JUILLET TOUS LES ANS,CAR MON MARI EST UN ANCIEN COMBATTANT.