Vladimir Poutine à propos de la Syrie: «Je ne veux pas rompre l’équilibre des forces»
Le président russe assure ne pas avoir livrés les fameux missiles S-300 à la Syrie. Bachar al-Assad assurait pourtant récemment que c’était le cas. Moscou se détache de Damas en insistant sur son autonomie de décision.
Le président russe, Vladimir Poutine a confirmé lors d’une conférence de presse ce mardi 4 juin que la Russie n’avait pas encore livré les missiles sol-air S-300 à la Syrie. «Je ne souhaite pas rompre l’équilibre des forces dans la région», assure le président qui s’est longuement expliqué sur les raisons qui ont poussé la Russie à vendre des missiles à l’armée syrienne.
Si cette déclaration confirme ce que les médias russes annoncent depuis quelques jours, elle contredit les propos de Bachar al-Assad. La semaine dernière, lors de son allocution accordée à la télévision libanaise du Hezbollah, le président syrien reconnaissait implicitement avoir reçu des missiles russes.
Le ministre britannique des Affaires Etrangères, William Hague a longuement critiqué ces livraisons d’armes. Même son de cloche aux Etats-Unis où l’on n’hésite pas de mettre en garde directement la Russie. Le président russe a contre-attaqué lors de son allocution. Il a regretté la fin de l’embargo européen levé depuis le premier juin. Pour le président russe, l’ingérence européenne ne pourrait qu’accentuer la situation critique en Syrie.
Un partenariat entre la Russie et la Syrie datant de 2010 (soit un an avant la crise syrienne) lie les deux pays. D’une somme de neuf cents millions de dollars, ce contrat comprendrait la livraison de cent quarante-quatre missiles d’une portée de 200 km, six lanceurs et quatre batteries.
