Mokhtar Belmokhtar, recherché mort ou vif pour cinq millions de dollars

Moktar Belmokhtar, figure jihadiste circulant entre Sahara, Sahel et Mali, est activement recherché. Les Etats-Unis offrent une prime de cinq millions de dollars en échange d’informations sur le chef terroriste.

Le «borgne», recherché contre récompense par les Américains. ©DR

Le «borgne», recherché contre récompense par les Américains. ©DR

Les Etats-Unis ont dressé une liste de terroristes à abattre, parmi eux plusieurs représentants du groupe Boko Haram et le djihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar dit «le borgne».

Cinq millions de dollars, voilà la somme que vous pourriez toucher si vous déteniez des informations concernant l’ancien cadre d’Al Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), Mokhtar Belmokhtar. Cette somme peut atteindre sept millions de dollars au sujet du chef présumé du groupe islamiste Boko Haram, Abubakar Shekau actuellement en guerre au nord-est du Nigeria.

Depuis 1984, le programme d’Etat américain offre «une récompense pour la justice» à toute personne capable de fournir des renseignements décisifs à l’égard de terroristes pouvant nuire aux intérêts américains.

Mokhtar Belmokhtar est devenu tristement célèbre en janvier 2013. Il a réalisé la prise d’otages sur le site de production gazier d’In Amenas dans l’est de l’Algérie à la frontière libyenne. Pour rappel, 37 civils y ont trouvé la mort. Plus récemment, le 23 mai dernier, le borgne a revendiqué deux attentats contre l’armée nigérienne et le groupe français Areva au Niger.

Paris n’a jamais confirmé le décès de ce chef jihadiste alors même que le président tchadien Idriss Déby annonçait sa mort, assurant qu’«il s’est fait sauter». La mise à prix de la tête du chef algérien laisse présumer que les services de renseignements restent convaincus que Belmoktar est bien vivant et reste dangereux. Il aurait proféré, il y a une dizaine de jours, de nouvelles menaces contre le Niger.

A propos de l'auteur

Charles Rassaert est journaliste indépendant et photographe. Grand voyageur, il s'intéresse à différents enjeux géopolitiques. Il termine actuellement une thèse sur l'émergence du Brésil et l'utilisation politique de l'éthanol comme atout diplomatique au Centre d'étude de l'Atlantique sud et du Brésil (Paris IV).

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