Serval doit laisser la place à 2000 casques bleus tricolores d’ici l’été

2000 casques bleus français au Mali à l’été et 1000 à la fin de l’année, c’est ce qu’espère François Hollande qui renouvelle sa promesse d’entamer le retrait des troupes dès le mois d’avril.

"Je suis en admiration" devant nos soldats, a assuré François Hollande, saluant la mémoire des cinq soldats tués au Mali. ©EMA

« Je suis en admiration » devant nos soldats, a assuré François Hollande, saluant la mémoire des cinq soldats tués au Mali. ©EMA

François Hollande, interrogé par David Pujadas sur France 2, a apporté quelques précision ce jeudi soir sur le calendrier opérationnel au Mali. « Nous avons atteint nos objectifs », estime le président de la République. Rappelant ceux-ci, il a égrainé les résultats des mois passés : arrêter l’offensive des djihadistes, reconquérir les villes occupées par ces derniers et nettoyer leur sanctuaire, tuant même leur chef au cours d’un bombardement aérien tricolore.

Reste une dernière étape, symbolique. « Nous allons continuer à chercher les otages », assure François Hollande. Sans avoir d’autres nouvelles à donner à ce sujet, il n’a pu confirmer la mort de Philippe Verdon. Il s’est cependant montré pessimiste quant au sort de celui-ci. Revenant sur les débats liés à la question des rançons, il a déclaré une fois de plus que le maximum était fait, sans envisager officiellement de payer ceux qui combattent des soldats français.

Des précisions enfin sur le retrait des troupes françaises : le départ est toujours prévu pour fin avril. Progressif, il laissera tout de même un dispositif conséquent de quelques 2000 hommes à l’été 2013, espérant qu’ils puissent être placés sous mandat des Nations unies. Le nombre de ces casques bleus serait lui aussi diminué, jusqu’à atteindre un millier de soldats sur place à la fin de l’année. François Hollande a tout de même fait remarquer que dans tous les cas, des troupes resteraient pré-positionnées dans cette région et susceptibles d’intervenir en cas d’urgence.

Pour ce qui est de la reconstruction politique du Mali, François Hollande semble ne pas vouloir trop s’en mêler. Assurant souhaiter éviter de choisir un favori, il espère que le problème puisse être résolu à l’échelle régionale : « c’est une affaire à régler entre Africains », estime le président.

A propos de l'auteur

Journaliste indépendant, Romain Mielcarek s'est spécialisé sur les thématiques liées à la défense et à la diplomatie. Il travaille régulièrement pour RFI, Atlantico, Slate, Défense et Sécurité Internationale et Pays Emergents. Doctorant en sciences sociales, il mène une thèse sur l'influence de l'armée française sur le récit médiatique de la guerre en Afghanistan. Membre de l'Alliance Géostratégique, il a participé à la rédaction des ouvrages "Les guerres low-cost" (Esprit du Livre / 2011) et "Stratégies dans le cyberespace" (Esprit du Livre / 2011).

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