Biélorussie, Côte d’Ivoire et Libye : petits trafics d’armes entre amis
Malgré les embargos mis en place, des armes continueraient d’entrer en Libye et en Côte d’Ivoire. La surveillance des zones aériennes et des frontières est délicate. Pour les gouvernements au pouvoir, c’est un moyen de garder une position forte. Mais les troupes qui s’opposent à ces dirigeants doivent également s’approvisionner.
Ban Ki-moon, le secrétaire général des Nations unies a tiré l’alarme en dénonçant des livraisons de matériels militaires vers la Côte d’Ivoire et la Libye. Dans le premier cas, la Biélorussie aurait procédé à une livraison de trois hélicoptères de combat dimanche dernier. Les autorités biélorusses assurent qu’il s’agit d’une fausse information. Dans le camp de Laurent Gbagbo, on crie également à la manipulation. Ahoua Don Mello, porte-parole du président sortant ivoirien, s’inquiète de son côté de rentrées d’armes par la frontière avec le Burkina Fasso.
Même problème pour la Libye. Cette fois, c’est le Sipri, un centre de recherche spécialisé sur les transferts d’armes, qui évoque des voyages suspects depuis la Biélorussie. Au moins un Ilioutchine IL-76 aurait décollé depuis Baranovitchi où se trouvent des entrepôts d’armes. L’appareil aurait pu se poser dans l’aéroport de Sebha, contrôlé par les forces du colonel Khadafi. Le Sipri a alerté les ONG en évoquant des relations entre des individus biélorusses dangereux et le fils Khadafi ainsi que de possibles transports de matériels.
Malgré les embargos pesant sur ces deux pays, les armes réussissent à passer. En Côte d’Ivoire, un couple de Français, Frédéric et Louise Lafont, ont été ajoutés sur la liste des sanctionnés par l’Union européenne. Ils sont accusés d’avoir effectué des livraisons d’armes et offert des prestations de services sécuritaires au camp Gbagbo. Les enquêteurs de l’ONU chargés d’enquêter sur les hélicoptères biélorusses se sont fait tirer dessus.
Les rebelles parviennent eux aussi à s’équiper. A Abidjan, les armes circulent dans les quartiers pro-Ouattara et les forces de défense et de sécurité (FDS) fidèles à Laurent Gbagbo se font régulièrement tirer dessus par des combattants armés de fusils d’assaut et de lance-roquettes. En Libye, les images diffusées par les grandes chaînes de télévision montrent que les opposants ont mis la main sur d’importantes quantités d’armes. Reste que dans les deux cas, les hommes au pouvoir maintiennent une domination grâce à d’importants moyens militaires : des unités d’élite mobiles et agressives en Côte d’Ivoire, une suprématie aérienne en Libye.
Photo : Romain Mielcarek

aviapics
Et finalement on se rend compte que tout ca est faux.
Il n’y a pas eu livraison d’helico par la Bielorussie qui avait d’ailleurs dementi. Petite erreur de l’ONU en CI qui a depuis presente ses excuses a Minsk…