Palestine: L’universitaire Rami Hamdallah nommé Premier ministre
Cinq semaines après la démission de son Premier ministre, le président palestinien Mahmoud Abbas a nommé un professeur indépendant comme nouveau chef de son gouvernement. Si les Etats-Unis ont pris le temps de féliciter le dirigeant palestinien pour son action, le Hamas s’est montré beaucoup plus critique.
Rami Hamdallah, ce professeur de linguistique et président de l’université de Al-Najjah est sorti de l’anonymat en étant nommé Premier ministre par le président Mahmoud Abbas (Fatah).
«Le président Abbas m’a chargé de former un nouveau gouvernement et j’ai accepté», a déclaré l’intéressé à nos confrères de l’AFP tout en confirmant que son gouvernement se composera essentiellement «des ministres du gouvernement sortant» hormis le ministre des Finances qu’il va choisir.
Rami Hamdallah aura pour tâche de remplacer l’économiste Salam Fayyad, délaissé par la classe politique palestinienne et une partie de la population pour ses divergences politiques et économiques. Paradoxalement, Fayyad était soutenu et très apprécié par les Occidentaux. Le secrétaire d’Etat américain John Kerry n’a pas hésité à déplorer ouvertement sa démission.
les Etats-Unis félicitent… Le Hamas critique
Les Etats-Unis, par la voix de John Kerry, se sont montrés conciliants et ont salué le nouveau Premier ministre de l’Autorité palestinienne : «Ensemble, nous pouvons choisir la voie d’un accord négocié pour deux États qui permettra aux Palestiniens de combler leurs légitimes aspirations pour un État palestinien souverain et indépendant.»
En effet, le 14 mai dernier, les représentants du Hamas et du Fatah avaient signé un accord au Caire pour former d’ici trois mois un gouvernement d’union nationale. Cet accord permettait de mettre un terme à la division entre la Cisjordanie et la bande de Gaza qui dure depuis maintenant plus de sept ans.
La démission de Salam Fayyad avait suscité l’espoir au sein du Hamas de lancer les accords de réconciliation. La nomination de Hamdallah pourrait remettre tout en cause. L’union de la Palestine paraît bien loin.
La nomination de Hamdallah a longuement été critiquée par le Hamas : «Ce gouvernement est un clone des gouvernements précédents, il ne pourra pas réaliser l’unité du gouvernement.»
