La DGA avance les essais sur l’interopérabilité de l’OTAN

Du 19 au 30 avril, la Délégation Général pour l’Armement (DGA) a participé à des essais sur le réseau de laboratoires technico-opérationnels de l’OTAN. L’interopérabilité entre les différents alliés est une priorité pour assurer une efficacité des systèmes sur le terrain.

Illustration du concept MAJIIC collectivisant le renseignement en Afghanistan.

Ce réseau de laboratoires baptisé en Anglais Distributed networked battle labs est tout neuf. Piloté par le commandement allié pour la transformation (ACT) de l’OTAN, il doit permettre de valider l’interopérabilité entre les systèmes d’information et de renseignement des différentes nations de l’Alliance. Les différentes armées doivent en effet être capables d’utiliser des systèmes cohérents sur lesquels ils puissent facilement échanger des images.

Cet expérimentation a pour objectif de valider les efforts de chacun pour s’intégrer à un nouveau concept de l’ACT et qui vise la mise en commun des processus de renseignement, de surveillance et de reconnaissance (JISR – Joint intelligence, surveillance and reconnaissance). Un projet est déjà en route en Afghanistan. Il doit mettre en commun le renseignement des différents contributeurs de la coalition. Les alliés peuvent ainsi décider de mettre en commun les informations dont ils disposent et notamment les images aériennes prises par les avions et les drones.

La France a été le premier pays a participer à ce processus expérimental. Peut-être aussi grâce à la présence du général Abrial à la tête de l’ACT. Ces premiers essais ont consisté en la diffusion d’images récoltées par un drone Harfang sur le système collectif. Il était piloté à la fois par la DGA depuis Rennes, par une agence de consultation (NC3A) de l’OTAN à la Haye et par les industriels concernés à savoir EADS et Thalès. Il fallait valider un certain nombre de procédés et de normes pour participer au programme.

En 2007, Joe Ross, le responsable de l’agence des NC3A expliquait alors que les tous premiers tests étaient validés : « nous allons pouvoir déployer toute une série de moyens de surveillance aérienne, spatiale et terrestre appartenant à différents pays, qui offriront aux commandants une image unique, cohérente et détaillée de ce qui se passe au sol ».

Infographie : NATO

A propos de l'auteur

Journaliste indépendant, Romain Mielcarek s'est spécialisé sur les thématiques liées à la défense et à la diplomatie. Il travaille régulièrement pour Atlantico, Slate, Défense et Sécurité Internationale et Pays Emergents. Doctorant en sciences sociales, il mène une thèse sur l'influence de l'armée française sur le récit médiatique de la guerre en Afghanistan. Membre de l'Alliance Géostratégique, il a participé à la rédaction des ouvrages "Les guerres low-cost" (Esprit du Livre / 2011) et "Stratégies dans le cyberespace" (Esprit du Livre / 2011).

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