Qualification de l’AASM : un guidage laser de précision métrique

La DGA vient de qualifier l’AASM laser de Sagem. Ce système de guidage de bombe doit permettre aux aéronefs d’effectuer des tirs de précision métrique à une distance de sécurité de 50 kilomètres.

Plus de précision et plus de sécurité, l'AASM laser viendra compléter l'AASM inertie-GPS et l'AASM infrarouge. ©Sagem / Jean-François Damois

Plus de précision et plus de sécurité, l’AASM laser viendra compléter l’AASM inertie-GPS et l’AASM infrarouge. ©Sagem / Jean-François Damois

La Direction générale de l’armement (DGA) a prononcé mercredi la qualification de l’Armement air-sol modulaire (AASM) en version à guidage terminal laser. Cet armement viendra compléter la gamme actuellement utilisée, composée de bombes guidées par GPS ou infrarouge, qui a été déployé aussi bien en Libye (200 tirs AASM sur ce théâtre) qu’au Mali. Cette qualification confirme l’arrivée dans les forces, à terme, de cet équipement d’une précision métrique sur des cibles mobiles terrestres ou navales.

Il avait été testé en décembre dernier, à Biscarosse, où un Rafale a pu désigner grâce à un pod Damoclès, par laser, une cible – à savoir un 4×4 roulant à 50 km/h – et le détruire d’un tir de bombe guidée par AASM. Des tirs sur cibles fixes avaient déjà été effectués auparavant, sur terre et en mer. A terme, le ciblage des cibles de ces AASM à guidage laser pourra être fait par les avions eux-mêmes, mais aussi par des drones ou des contrôleurs avancés au sol. Cet armement permet de plus aux appareils chargés de les larguer d’effectuer des tirs à une distance de sécurité de 50 kilomètres, hors de portée des systèmes de défense sol-air adverses.

La DGA a commandé à l’heure actuelle 380 exemplaires de l’AASM laser. C’est l’industriel français Sagem, du groupe Safran, qui en est le maître d’oeuvre. Il faudra à présent attendre la finalisation de la phase d’expérimentation de cet équipement puis sa mise en service opérationnelle. Avant de voir ces systèmes débarquer sur les théâtres opérationnels, il faudra de plus attendre que les pilotes et personnels chargés du ciblage ne soient totalement formés à son usage.

A propos de l'auteur

Journaliste indépendant, Romain Mielcarek s'est spécialisé sur les thématiques liées à la défense et à la diplomatie. Il travaille régulièrement pour RFI, Atlantico, Slate, Défense et Sécurité Internationale et Pays Emergents. Doctorant en sciences sociales, il mène une thèse sur l'influence de l'armée française sur le récit médiatique de la guerre en Afghanistan. Membre de l'Alliance Géostratégique, il a participé à la rédaction des ouvrages "Les guerres low-cost" (Esprit du Livre / 2011) et "Stratégies dans le cyberespace" (Esprit du Livre / 2011).

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