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	<title>Commentaires sur : Centrafrique : les pertes sud-africaines déclenchent un fiasco politique</title>
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	<description>Défense, diplomatie, sécurité</description>
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		<title>Par : Philippe-Joseph Salazar</title>
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		<dc:creator>Philippe-Joseph Salazar</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Apr 2013 06:46:47 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Un autre aspect: il existe en Afrique du Sud une défiance de la part du public envers les opérations militaires, c&#039;est-à-dire sur ce qu&#039;on nomme encore ici la &quot;déstabilisation&quot; des pays voisins. Cette &quot;déstabilisation&quot; fut un des griefs de la Commission Vérité et Réconciliation, concernant la politique extérieure de la République avant le passage au suffrage universel en 1994. En général l&#039;armée jouit en Afrique du Sud de peu de respect. L&#039;émotion fut vive, mais passagère, une excitation rhétorique - la cérémonie de retour des cercueils a été copiée sur ce qu&#039;on pouvait voir sur la BBC au sujet de soldats de Sa Majesté. Une excitation rhétorique télévisuelle. Le public l&#039;a déjà oublié. Par contre la vraie question que posent les journaux (dont le lectorat est réduit et l&#039;impact limité : c&#039;est la télévision d&#039;Etat qui touche la masse des gens, et elle est très discrète) est celle de la collusion des entreprises minières avec le premier cercle du président Zuma. Cela s&#039;ajoute à la révélation récente de l&#039;engagement présumé du fabricants d&#039;armes, Denel (une entreprise semi-publique, fondée par le régime précédent), dans la fabricaion de drones pour déploiement au Moyen-Orient. Et au très long scandale dit &quot;arms deal&quot; où EADS, vieille formule, aurait trempé., et l&#039;ancien président Mbeki. En général les Sud-Africans ne veulent pas d&#039;aventure extérieure, n&#039;ont pas de respect pour une armée (naguère redoutable), une marine (jadis prestigieuse), et une chasse (naguère formidable), et sont souvent surpris que l&#039;Afrique du Sud, modèle de vertu politique sur quoi veille encore Nelson Mandela comme la Statue du Commandeur, puisse même avoir des fprces armées. Que la plus forte armée d&#039;Afrique ait accepté de mettre bas les armes devant les mouvements de Libération, en 1993, doit jouer dans l&#039;inconscient collectif. Je termine en notant que, durant la transition démocratique, les forces armées sont rapidement, harmonieusement et avec discipline intégré les guerilleros de la ANC et du PAC, un modèle de gestion que la police a eu du mal à imiter. C&#039;est probablement le seul bon point à lui décerner, et un exemple de réconciliation qui, hélas diront certains, n&#039;a pas optimisé son efficacité, ni  épongé la honte, le mot n&#039;est pas trop fort, à ce que ce modèle de vertu politique, l&#039;Afrique du Sud, possède toujours une armée.]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Un autre aspect: il existe en Afrique du Sud une défiance de la part du public envers les opérations militaires, c&rsquo;est-à-dire sur ce qu&rsquo;on nomme encore ici la &laquo;&nbsp;déstabilisation&nbsp;&raquo; des pays voisins. Cette &laquo;&nbsp;déstabilisation&nbsp;&raquo; fut un des griefs de la Commission Vérité et Réconciliation, concernant la politique extérieure de la République avant le passage au suffrage universel en 1994. En général l&rsquo;armée jouit en Afrique du Sud de peu de respect. L&rsquo;émotion fut vive, mais passagère, une excitation rhétorique &#8211; la cérémonie de retour des cercueils a été copiée sur ce qu&rsquo;on pouvait voir sur la BBC au sujet de soldats de Sa Majesté. Une excitation rhétorique télévisuelle. Le public l&rsquo;a déjà oublié. Par contre la vraie question que posent les journaux (dont le lectorat est réduit et l&rsquo;impact limité : c&rsquo;est la télévision d&rsquo;Etat qui touche la masse des gens, et elle est très discrète) est celle de la collusion des entreprises minières avec le premier cercle du président Zuma. Cela s&rsquo;ajoute à la révélation récente de l&rsquo;engagement présumé du fabricants d&rsquo;armes, Denel (une entreprise semi-publique, fondée par le régime précédent), dans la fabricaion de drones pour déploiement au Moyen-Orient. Et au très long scandale dit &laquo;&nbsp;arms deal&nbsp;&raquo; où EADS, vieille formule, aurait trempé., et l&rsquo;ancien président Mbeki. En général les Sud-Africans ne veulent pas d&rsquo;aventure extérieure, n&rsquo;ont pas de respect pour une armée (naguère redoutable), une marine (jadis prestigieuse), et une chasse (naguère formidable), et sont souvent surpris que l&rsquo;Afrique du Sud, modèle de vertu politique sur quoi veille encore Nelson Mandela comme la Statue du Commandeur, puisse même avoir des fprces armées. Que la plus forte armée d&rsquo;Afrique ait accepté de mettre bas les armes devant les mouvements de Libération, en 1993, doit jouer dans l&rsquo;inconscient collectif. Je termine en notant que, durant la transition démocratique, les forces armées sont rapidement, harmonieusement et avec discipline intégré les guerilleros de la ANC et du PAC, un modèle de gestion que la police a eu du mal à imiter. C&rsquo;est probablement le seul bon point à lui décerner, et un exemple de réconciliation qui, hélas diront certains, n&rsquo;a pas optimisé son efficacité, ni  épongé la honte, le mot n&rsquo;est pas trop fort, à ce que ce modèle de vertu politique, l&rsquo;Afrique du Sud, possède toujours une armée.</p>
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