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	<title>ActuDéfense &#187; Sécurité</title>
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	<description>Défense, diplomatie, sécurité</description>
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		<title>Cyber: Washington et Pékin d&#8217;accord pour mettre en place des règles communes</title>
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		<pubDate>Tue, 11 Jun 2013 17:26:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Charles Rassaert</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p><img width="150" height="138" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/01/gravatar-roman-Copie1.png" class="attachment-post-thumbnail wp-post-image" alt="gravatar-roman - Copie" /></p><strong>Il aura fallu tomber la cravate : les présidents américain et chinois sont tombés d'accord pour faire un effort de lutte commune contre les cyber-attaques. Des règles et des groupes de travail multi-nationaux devraient progressivement se mettre en place.</strong>

La semaine dernière, deux jours de discussions informelles dans une propriété privée en Californie -faisant fi du protocole - pour parvenir à «<em>un nouveau modèle de coopération</em>». Voilà comment Barack Obama a présenté sa première entrevue avec le nouveau président chinois Xi Jinping (élu en mars dernier).

L’objectif de cette rencontre était avant tout d’apaiser les tensions sur certaines <a href="http://www.actudefense.com/19-entreprises-de-defense-piratees/" target="_blank">affaires récentes</a> de piratage informatique. En 2011, <strong>le Pentagone dénonçait déjà le rôle de la Chine dans la mise en place d’un réseau de cyber-espions capable de récupérer des données industrielles et techniques américaines</strong>. Dernièrement ce sont plusieurs sociétés comme Apple ou Facebook qui ont fait l’objet d’attaques provenant d’Asie.

Le rapport publié en janvier 2013 de la <a href="http://www.acq.osd.mil/dsb/reports/ResilientMilitarySystems.CyberThreat.pdf" target="_blank">Defense Science Board</a> confirme les appréhensions américaines. <strong>La Chine aurait volé pour l’année 2011 une cinquantaine de plans d’armes</strong> comme celui de l’<a href="http://www.actudefense.com/les-premiers-f-35-sur-les-tarmacs-americains-fin-2015/" target="_blank">avion de combat F-35</a> mais aussi des systèmes anti-missiles utilisés en Europe et en Asie.<span id="more-8985"></span>

Si la Chine s’est toujours défendue de ces accusations, prétextant qu’elle est, elle aussi , victime de piratages, le président chinois Xi Jinping a décidé d’arrondir les angles en prenant acte «<em>des inquiétudes américaines</em>». Il s’est déclaré avec le président Obama en faveur de la <strong>création de règles communes</strong> pour améliorer «<em>la protection de la propriété intellectuelle</em>». Dans cette optique, les deux pays ont prévu d’établir des groupes de travail consacrés à cette question. La première réunion aura lieu d’ici un mois.]]></description>
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		<title>L&#8217;industrie de l&#8217;armement américaine à la conquête de la frontière avec le Mexique</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Jun 2013 10:30:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romain Mielcarek</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sécurité Monde]]></category>
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		<description><![CDATA[<p><img width="1041" height="509" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/06/Copie-de-frontiere-mexicaine-Nogales.jpg" class="attachment-post-thumbnail wp-post-image" alt="©Sgt. 1st Class Gordon Hyde" /></p><strong>En ces périodes de vaches maigres pour les budgets de défense, les grands groupes de l'industrie militaire regarde avec un intérêt croissant le marché de la surveillance des frontières. Aux Etats-Unis, celle qui sépare le sud du pays d'avec le Mexique fait l'objet de toutes les attentions.</strong>

[caption id="attachment_8966" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/06/frontiere-mexicaine-Nogales.jpg"><img class="size-medium wp-image-8966" alt="A droite, l'Arizona. A gauche, le Mexique. Entre les deux, une portion du mur qui longe une partie de la frontière entre les deux pays. ©Us Army / Sgt. 1st Class Gordon Hyde" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/06/frontiere-mexicaine-Nogales-300x200.jpg" width="300" height="200" /></a> A droite, l'Arizona. A gauche, le Mexique. Entre les deux, une portion du mur qui longe une partie de la frontière entre les deux pays. ©Us Army / Sgt. 1st Class Gordon Hyde[/caption]

Un milliard de dollars pour fournir un réseau de tours de surveillance et une infrastructure de commandement le long de la frontière mexicaine. C’est <a href="http://www.cbp.gov/xp/cgov/toolbox/contacts/contracting/skp/ift.xml" target="_blank">le contrat proposé</a> par le Département de la sécurité intérieur américain. Un juteux marché qui attire un genre nouveau de candidats : <strong>une demi-douzaine de groupes majeurs issus de l’industrie militaire termine de se positionner pour faire des propositions.</strong>

De Raytheon à Lockheed Martin, les entreprises de ce secteur s’intéressent de manière croissante à la surveillance des frontières. General Atomics, le fabricant des fameux <a href="http://www.rfi.fr/emission/20130518-afghanistan-drones-americains" target="_blank">drones Predator</a>, est aussi sur la brèche : il espère doubler un premier contrat de 443 millions de dollars pour fournir des avions de surveillance sans pilotes dans leur version non armée. Northrop Grumman, autre acteur majeur de cette industrie, souhaite vendre aux gardes frontières son système de vidéo-détection « <a href="http://www.northropgrumman.com/Capabilities/VADER/Pages/default.aspx" target="_blank">Vader </a>». Destiné initialement au Pentagone, pour détecter les poseurs d’engins explosifs improvisés en Afghanistan, il pourrait permettre de repérer et de traquer les clandestins mexicains.

Les industriels de défense américains ont longtemps boudé la surveillance des frontières. Les <a href="http://www.rfi.fr/actufr/articles/112/article_79905.asp" target="_blank">réductions budgétaires</a> et le retrait d’Irak et d’Afghanistan risquent pourtant de faire chuter leurs carnets de commande. <strong>La surveillance et la sécurité apparaissent de plus en plus comme de juteuses opportunités d’amortir ce changement de contexte économique.</strong> Longtemps restés à l’écart des efforts de lobbying dans ce secteur, les géants de l’armement se font de plus en plus présents dans les <a href="http://www.bordersecurityexpo.com/index.php" target="_blank">gigantesques salons</a> régulièrement organisés dans le sud des Etats-Unis.<span id="more-8965"></span>

Un « <em>marché porteur </em>» qui attire également les groupes européens, EADS et Thalès en tête. « <em>Le marché des frontières est en recrudescence dans le monde entier</em> », explique Amaël Cattaruzza. Cet enseignant de Saint-Cyr qui travaille sur la technologie des frontières estime que les Etats-Unis et Israël font actuellement office de « zones test » mais qu’à terme, <a href="http://www.rfi.fr/europe/20130301-commission-europeenne-presente-frontieres-intelligentes-portes-union" target="_blank">le monde entier</a> pourrait être intéressé par les nouvelles frontières « intelligentes ».
<h2><strong>Technologie et militarisation de la frontière</strong></h2>
[caption id="attachment_8968" align="alignright" width="300"]<a href="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/06/militaires-americains-frontiere-mexicaine.jpg"><img class="size-medium wp-image-8968" alt="Des gardes nationaux de l'US Air force aident à l'installation de barrières le long de la frontière avec le Mexique. ©US Air force / Staff Sgt. Dan Heaton" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/06/militaires-americains-frontiere-mexicaine-300x199.jpg" width="300" height="199" /></a> Des gardes nationaux de l'US Air force aident à l'installation de barrières le long de la frontière avec le Mexique. ©US Air force / Staff Sgt. Dan Heaton[/caption]

Les attentats de septembre 2001 ont fournis le prétexte sécuritaire à un durcissement de la politique américaine. Le nombre de gardes frontières explose, <strong>passant de 4000 agents en 1993 à plus de 20 000 aujourd’hui.</strong> Il faut surveiller les <a href="http://www.diploweb.com/La-frontiere-Etats-Unis-Mexique.html" target="_blank">3000 kilomètres</a> séparant les deux pays pour réduire la liberté de mouvement des clandestins et des trafiquants en tous genres, preuve pour les Américains de la porosité frontalière à d’éventuels projets terroristes. Les Etats-Unis commencent à ériger <a href="http://www.theatlantic.com/infocus/2013/05/on-the-border/100510/" target="_blank">de longs pans de murs et de grillages</a>. Ils multiplient les tours, les réseaux de caméras, parfois très sophistiqués et investissent dans plusieurs petits avions, hélicoptères et dans une escadre de drones.

Une tendance, entamée dans les années 1990, se confirme : les Etats-Unis mettent en œuvre des « smart borders » avec le Canada en 2001 et avec le Mexique en 2003. Ces frontières « intelligentes » permettent de mieux gérer les flux de personnes et de marchandises pour faciliter les échanges économiques. Elles permettent surtout de mieux identifier les clandestins grâce à la systématisation des contrôles biométriques, à une surveillance électronique systématisée et à des échanges d’informations bi-nationaux.

En 2006, George W. Bush accepte d’envoyer <strong>6000 gardes nationaux renforcer la frontière</strong>, afin de former les forces civiles sur place. Une initiative reprise par Barack Obama qui déploiera 1200 soldats supplémentaires à partir de 2010. Le tout pour des résultats modérés : le coût des opérations fait que chacune des 25 000 interpellations auxquelles ils contribuent entraine une dépense de 6200 dollars par sans-papiers arrêté.

Inquiets de voir trafics et migrations continuer, des parlementaires républicains et démocrates du sud des Etats-Unis lancent le «<a href="http://www.actudefense.com/etats-unis-recycler-le-materiel-revenu-dirak-pour-chasser-les-cartels-mexicains/" target="_blank"> Send equipment for national defense act</a> » en 2010. <strong>Ils espèrent récupérer 10% du matériel militaire rapatrié d’Irak « <em>payé par le contribuable </em>» pour le redistribuer aux gardes frontières.</strong>

Cette course à la super frontière connaît tout de même ses limites. A la fin de la décennie, le concept de la « virtual border » expérimenté depuis 2005 est abandonné. Ce projet de frontière ultra-moderne devait permettre d’installer une multitude de capteurs infrarouges, sismiques ou encore thermiques capables de détecter la moindre intrusion. «<em> Le nombre d’alertes a explosé</em>, explique Amaël Cattaruzza, <em>mais pas le nombre d’interpellation</em> : <em>le passage d’une simple vache pouvait déclencher le déploiement d’une patrouille de garde-frontière pour rien. </em>» Les Etats-Unis y renoncent en 2011, après avoir dépensé plus d’un milliard de dollars.

[caption id="attachment_8969" align="aligncenter" width="736"]<a href="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/06/morts-frontiere-mexicaine.jpg"><img class=" wp-image-8969 " alt="Un hommage aux migrants morts en tentant la traversée, près de Tijuana. ©Tomás Castelazo" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/06/morts-frontiere-mexicaine.jpg" width="736" height="491" /></a> Un hommage aux migrants morts en tentant la traversée, près de Tijuana. ©Tomás Castelazo[/caption]
<h2><strong>Moins de migrants, plus de morts</strong></h2>
La sécurisation massive de la frontière côté américain a obtenu des résultats. Le nombre de sans-papiers interceptés a chuté à 364 000 en 2012, lorsqu’il dépassait le million au début des années 2000. Les candidats sont pourtant toujours aussi nombreux. Côté mexicain, les cartels organisent de véritables réseaux de passage dont les tarifs ont explosé. Les clandestins doivent contourner les barrières et les surveillances, pour passer par des sentiers désertiques particulièrement hostiles. Le nombre de mort explose. En 2012, ils sont <a href="http://www.nfap.com/pdf/NFAP%20Policy%20Brief%20Moral%20Case%20For%20a%20Temporary%20Worker%20Program%20March%202013.pdf" target="_blank">477 à avoir perdu la vie</a> au cours de ce périple. C’est<strong> 27% de plus que l’année précédente</strong>… et ils devraient être encore plus nombreux cette année.

Si la stratégie déployée par les Etats-Unis génère un intense débat entre les organisations de défense des droits de l’homme et l’aile droite des responsables politiques (Tea Party en tête), les plus pragmatiques constatent que toutes ces morts ont un coût. La <a href="http://online.wsj.com/article/SB10001424127887323820304578412561295471882.html" target="_blank">situation de Brooks County</a> est un exemple caractéristique. Cette bourgade, en pleine zone aride, doit prendre en charge les enterrements. En 2012, 129 personnes sont mortes dans ce secteur. Les autorités du comté s’inquiète : <strong>il a fallut dépenser 195 000 dollars pour offrir une sépulture descente à tous ces malheureux, soit presque 5% du budget annuel.</strong>

La tendance semble pourtant ne pas devoir s’inverser à court terme. La crise n’a fait qu’amplifier la répression envers les migrants illégaux. Barack Obama n’a pas inversé la situation, <a href="http://www.nytimes.com/interactive/2013/02/22/us/politics/growth-in-deportations.html?ref=us" target="_blank">bien au contraire</a> : le nombre d’expulsions, qui avait déjà doublé sous Georges W. Bush, a encore été multiplié par deux au cours du premier mandat du président démocrate. Il dépasse en 2012 les 400 000 reports à la frontière.

<a href="http://www.rfi.fr/ameriques/20130609-industrie-armement-americaine-conquete-frontiere-etats-unis-mexique" target="_blank"><em>Article initialement publié sur RFI.fr</em></a>]]></description>
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		<title>Mokhtar Belmokhtar, recherché mort ou vif pour cinq millions de dollars</title>
		<link>http://www.actudefense.com/mokhtar-belmokhtar-recherche-prime-cinq-millions-dollar/</link>
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		<pubDate>Fri, 07 Jun 2013 05:00:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Charles Rassaert</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Moktar Belmokhtar, figure jihadiste circulant entre Sahara, Sahel et Mali, est activement recherché. Les Etats-Unis offrent une prime de cinq millions de dollars en échange d&#8217;informations sur le chef terroriste. Les Etats-Unis ont dressé une liste de terroristes à abattre, parmi eux plusieurs représentants du groupe Boko Haram et le djihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar dit [...]]]></description>
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		<title>Comment le Hezbollah s’installe en Amérique du Sud</title>
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		<pubDate>Wed, 05 Jun 2013 05:00:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Charles Rassaert</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Amérique du Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
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		<description><![CDATA[<p><img width="1067" height="456" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/06/drapeau-hezbollah-Copie.jpg" class="attachment-post-thumbnail wp-post-image" alt="©DR" /></p><strong>Hezbollah et Iran entretiennent en Amérique du sud des réseaux d'influence stratégiques. Historiquement présents dans certains pays, comme le Vénézuela et l'Argentine, ils profitent d'activités lucratives tout en restant à portée d'attaques des Etats-Unis.</strong>

[caption id="attachment_8884" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/06/attentat-hezbollah-argentine.jpg"><img class="size-medium wp-image-8884" alt="Le 18 juillet 1994, une voiture piégée détruit un bâtiment de Buenos Aires abritant plusieurs associations juives, tuant 84 personnes. Le Hezbollah et l'Iran restent les principaux suspects. ©La Nación" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/06/attentat-hezbollah-argentine-300x200.jpg" width="300" height="200" /></a> Le 18 juillet 1994, une voiture piégée détruit un bâtiment de Buenos Aires abritant plusieurs associations juives, tuant 84 personnes. Le Hezbollah et l'Iran restent les principaux suspects. ©La Nación[/caption]

Selon <a href="http://america.infobae.com/" target="_blank">Infobae</a>, le principal site d'information argentin, le Hezbollah accentuerait son réseau d’influence en Amérique latine et plus précisément au Venezuela en vue de préparer des attaques terroristes.

Le procureur Alberto Nissam, chargé d’enquêter sur les attentats commis à Buenos Aires en 1994, a dénoncé le rôle joué par la République islamique d’Iran. Il en a profité pour <strong>accuser ouvertement l’Iran d’établir un vaste réseau terroriste dans tout le continent sud-américain</strong>. Cette accusation concorde avec les <a href="http://www.state.gov/documents/organization/210204.pdf " target="_blank">conclusions du rapport</a> du département d'État au Congrès américain. En effet, les activités terroristes iraniennes auraient augmenté en 2012, notamment au Mexique, à Cuba, en Bolivie, en Guyane, en Argentine, au Brésil mais surtout au Venezuela.

<em>«<strong>L’Iran a installé des stations de renseignement dans plusieurs pays d’Amérique latine destinées à commettre, encourager et parrainer des actes terroristes</strong>, conformément à ses principes d'exportation de la révolution»</em>, estime Alberto Nissam.<span id="more-8882"></span>

La pénétration du Hezbollah en Amérique latine est clairement de nature politico-idéologique. Elle s’explique avant tout par la volonté d’étendre la révolution islamique et de développer le chiisme sur un continent où la <strong>population d’origine arabe reste importante</strong> (syriens et libanais de deuxième génération notamment).

A quelques semaines d’une élection cruciale, l’Iran demeure acculé par des sanctions économiques (embargo) en raison de son programme nucléaire. Le pays est à une période charnière. La crainte d’une d’attaque des Etats-Unis ou d’Israël pourrait pousser l’Iran à utiliser ces nouvelles cellules terroristes latino-américaines pour attaquer les communautés juives ainsi que les intérêts américains sur tout le continent.
<h2>Le Venezuela, un allié de choix</h2>
[caption id="attachment_8885" align="alignright" width="300"]<a href="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/06/drapeau-hezbollah.jpg"><img class="size-medium wp-image-8885" alt="La semaine dernière, c'était au Nigeria qu'une cellule du Hezbollah était démantelée. ©DR" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/06/drapeau-hezbollah-300x200.jpg" width="300" height="200" /></a> La semaine dernière, c'était au Nigeria qu'une cellule du Hezbollah était démantelée. ©DR[/caption]

Le Hezbollah a réussi à trouver une oreille attentive en la personne de Hugo Chavez. <strong>L’ancien dirigeant charismatique du Venezuela avait multiplié les rapprochements avec l’Iran et le Hezbollah en offrant protection et refuge sous le statut diplomatique.</strong>

L’ancien président vénézuélien a permis au Hezbollah d’utiliser son pays comme une plate-forme sur le continent américain. L’île de Margarita (au nord-est du pays) est devenue le lieu privilégié pour le <strong>recrutement et la formation (religieuse et militaire) de jeunes sud- américains aux principes du chiisme.</strong>

Parallèlement, le développement de sociétés iraniennes au Venezuela s’est accru ces dernières années. Elles permettent au Hezbollah de blanchir son argent et de contourner par la même occasion les sanctions de la communauté internationale. Le rapprochement des réseaux de narcotrafiquants avec le Hezbollah est un autre moyen de blanchir de l’argent. Ce dernier est ensuite rapatrié au Liban via la Turquie.

L’arrestation en février dernier à Düsseldorf de l’ancien ministre et directeur de la banque internationale de développement basée à Caracas confirme la réalité de la menace (ce dernier arrivait de la Turquie). L’ancien ministre a été arrêté alors qu’il détenait une mallette contenant plus de 300 millions de bolivars soit 70 millions de dollars. Il est accusé de Violation des lois contre le blanchiment d'argent et le financement de réseaux terroristes.

Le développement de ces organisations clandestines en Amérique Latine inquiète de plus en plus les Etats voisins d’Amérique. La peur d’une vague d’attentats comme celle qu’a connue l’Argentine en 1992 et 1994 contre la communauté juive (144 morts au total) reste bien ancrée dans les mémoires. A quelques mois de la coupe du monde puis des jeux Olympiques (2016) au Brésil, l'expansion des cellules terroristes au Venezuela n’inspire rien de bon.]]></description>
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		<title>Vidéos d&#8217;enfants jihadistes: un phénomène difficile à endiguer</title>
		<link>http://www.actudefense.com/video-enfants-jihadistes-young-taliban-phenomene/</link>
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		<pubDate>Wed, 29 May 2013 10:44:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romain Mielcarek</dc:creator>
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		<category><![CDATA[enfants soldats]]></category>
		<category><![CDATA[jihad]]></category>
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		<category><![CDATA[Terrorisme]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><img width="1041" height="491" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/05/young-talibans-front.jpg" class="attachment-post-thumbnail wp-post-image" alt="©DR" /></p><strong>Que faire contre une vidéo de propagande montrant des mineurs s’entraînant pour le jihad armé ? C’est toute la difficulté rencontrée par la justice pour lutter contre un nouveau genre d’enfants soldats, brandis en étendards par des groupuscules passés maîtres dans le domaine de la communication numérique. <a href="http://www.rfi.fr/moyen-orient/20130528-propagande-jihadiste-videos-enfants-combattants-young-talibans" target="_blank">Un article publié sur RFI.fr</a></strong>

[caption id="attachment_8806" align="alignleft" width="266"]<a href="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/05/young-talibans.jpg"><img class=" wp-image-8806  " alt="Capture d'écran d'une vidéo du Mouvement islamique du Turkestan oriental, montrant des enfants s'entraînant à l'utilisation d'armes de guerre. ©DR" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/05/young-talibans.jpg" width="266" height="169" /></a> Capture d'écran d'une vidéo du Mouvement islamique du Turkestan oriental, montrant des enfants s'entraînant à l'utilisation d'armes de guerre. ©DR[/caption]

L’actualité de ces derniers mois pose de plus en plus fréquemment la question du rôle des enfants dans le jihad armé. <a href="http://www.rfi.fr/moyen-orient/20130514-syrie-cannibalisme-abu-sakkar-al-farouk-mange-coeur-HRW" target="_blank">Du Mali à la Syrie</a>, leur emploi par des groupes jihadistes interroge sur un nouveau type d’enfants soldats, <strong>utilisés notamment à des fins de propagande.</strong>

C’est le cas d’<a href="http://www.mon-islam.com/reseau-social/videos/71-testomatine/video/23791-young-talibans.html" target="_blank">une vidéo qui circule</a> depuis quelques semaines sur la Toile. On y voit de jeunes enfants dont les âges semblent aller de cinq à dix ans, s’entraîner quelque part au Waziristan, dans les zones tribales du Pakistan où opèrent plusieurs mouvements terroristes. Le film montre ces petits s’échiner à utiliser pistolets et autres kalachnikov au son de chants jihadistes.

Ce document a été réalisé par l’organe médiatique d’un groupe baptisé Mouvement islamique du Turkestan oriental (<a href="http://www.start.umd.edu/start/data_collections/tops/terrorist_organization_profile.asp?id=4347" target="_blank">MITO</a>). Ses membres, principalement des Ouïghours originaires de la province autonome à majorité musulmane du Xinjiang, dans l’extrême-ouest de la Chine, sont pour la plupart réfugiés dans les zones tribales pakistanaises. Particulièrement actifs dans les camps d’entraînements jihadistes, ils sont dénoncés comme organisation terroriste et affiliés à al-Qaïda.<span id="more-8805"></span><!--more-->

Yves Trotignon, consultant spécialisé sur le risque terroriste, décrit une organisation qui peine à préparer des actions face à une répression sécuritaire chinoise particulièrement efficace. Le MITO se rabat donc sur une propagande au sein de laquelle les enfants jouent un rôle primordial : « <strong><em>Il y a très peu d’enfants jihadistes</em></strong>, explique-t-il. <em>Les adolescents peuvent prendre les armes mais pour ce qui est des enfants soldats, il n’y a rien dans le jihad de comparable à ce que l’on a pu voir dans les conflits qui agitent la région des Grands Lacs par exemple. Ils sont par contre très utilisés pour faire de la propagande. </em>»
<h2><strong>Les enfants, espoirs du jihad</strong></h2>
« <em>Les jihadistes essaient d’utiliser les enfants depuis longtemps</em> », remarque <a href="http://www.puf.com/Autres_Collections:Al-Qaida_par_l%27image" target="_blank">Abdelasiem El Difraoui</a>. Ce chercheur, auteur d’un ouvrage sur la propagande vidéo d’al-Qaïda, remarque que l’on retrouve ici tous les « <em>grands classiques</em> » de cette imagerie : fusils, profession de foi musulmane, drapeaux jihadistes, chants, citations de sourates coraniques … Des vidéos de ce type avaient déjà pu être observées lors du conflit en Bosnie, en 1994.

Les radicaux qui choisissent l’exil pour s’entraîner voyagent souvent en famille. Ils emmènent femmes et enfants pour <strong>défendre l’idée qu’ils ne sont pas des marginaux, mais une communauté à part entière, construite sur un certain équilibre</strong>. «<em> Ils encouragent beaucoup les mariages entre jihadistes </em>», précise Abdelasiem El Difraoui.

Les auteurs de telles vidéos veulent « <em>démontrer qu’il y a une génération prête à reprendre le flambeau</em> », explique-t-il. « <em>C’est un signal à tous les jihadistes, du Mali jusqu’à la Chine</em>, confirme Yves Trotignon. <em>Ces vidéos montrent qu’il y a encore des combattants.</em> »
<h2><strong>Impunité en France ?</strong></h2>
Ces vidéos réapparaissent épisodiquement sur des sites français. Celle de ces enfants s’entraînant au Pakistan est ainsi hébergée sur la plate-forme communautaire <a href="http://www.mon-islam.com/" target="_blank">Mon-islam.com</a>. Ce site, qui veut rapprocher les musulmans et leur permettre de débattre sur les sujets qui les concernent, offre aux utilisateurs la possibilité de mettre en ligne leurs vidéos. C’est comme cela que <a href="http://www.mon-islam.com/reseau-social/videos/71-testomatine/video/23791-young-talibans.html" target="_blank">le film du MITO</a> a pu se retrouver à portée d’utilisateurs francophones.

L’éditeur du site nie tout soutien à l’embrigadement d’enfants dans le jihad armé. « <em>J’essaie d’être ouvert sur ce que les gens diffusent sur le site</em> », nous confie Fouad Zaouche. Pour lui, ce type de vidéos permet d’ouvrir au sein de la communauté une discussion entre défenseurs et détracteurs de telles méthodes. Refusant d’assumer la responsabilité d’un tel contenu, il remarque simplement que « <em>dans la culture afghane, on naît avec une arme </em>».

L’éditeur d’un site qui diffuse de telles images<strong> est pourtant pénalement responsable</strong>, explique Me <a href="http://www.arnaud-dimeglio.com/" target="_blank">Arnaud Dimiglio</a>, spécialiste du droit d’internet. L’article 227-24 condamne « <em>le fait de fabriquer, de transporter, de diffuser par quelque moyen que ce soit un message à caractère violent ou pornographique ou de nature à porter gravement atteinte à la dignité humaine</em> ». Pour l’avocat, des images d’enfants s’entraînant au jihad entrent pleinement dans cette qualification. Si une mise en demeure suffit donc théoriquement à faire supprimer le document, les spécialistes s’accordent à dire que dans tous les cas, il aurait de grandes chances d’émerger de nouveau ailleurs, sur la Toile, sur des supports basés à l’étranger et plus difficilement contrôlables.]]></description>
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		<title>Otages au Sahel : l&#8217;émergence d&#8217;un juteux business</title>
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		<pubDate>Sat, 25 May 2013 05:00:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Isabelle Lasserre et Thierry Oberlé</dc:creator>
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		<category><![CDATA[aqmi]]></category>
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		<category><![CDATA[sahel]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><img width="1075" height="626" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/05/Otages-sahel-Copie.jpg" class="attachment-post-thumbnail wp-post-image" alt="©DR" /></p><strong>La chasse aux otages est rapidement apparue, ces dernières années, comme l'un des signes de l'explosion de violence au Sahel. Les sommes payées par les Occidentaux ont donné d'importants moyens aux mouvements djihadistes de la région.</strong>

[caption id="attachment_8789" align="aligncenter" width="700"]<a href="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/05/Otages-sahel.jpg"><img class=" wp-image-8789 " alt="Les otages français enlevés en septembre 2010 à Arlit, au Niger, dans une vidéo filmée par leurs geôliers. ©DR" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/05/Otages-sahel.jpg" width="700" height="407" /></a> Les otages français enlevés en septembre 2010 à Arlit, au Niger, dans une vidéo filmée par leurs geôliers. ©DR[/caption]

Pour se financer, Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI) a dans un premier temps misé sur la contrebande avec l’Algérie : un business artisanal, mais juteux. L’organisation a rapidement trouvé mieux : le kidnapping. Les groupes algériens capturent des touristes, des Autrichiens, des Espagnols, des Suisses, des Canadiens, des Italiens. Ils s’en prennent à des ressortissants de pays occidentaux qui payent sans trop se poser de questions.

L’essentiel est de sauver des compatriotes. <strong>La délégation des finances du Conseil fédéral suisse a, par exemple, déclaré publiquement avoir ouvert en 2009 une ligne de crédit de 5,5 millions de francs suisses pour couvrir les frais de l’affaire des otages helvètes au Mali</strong>. Menée pour des raisons humanitaires, cette politique de la négociation à tout prix a des conséquences désastreuses.<span id="more-8788"></span>

De 2007 à 2009, <strong>le nombre d’enlèvements d’Occidentaux est passé de quatre à dix- neuf</strong>. En 2010, Kamel Rezag Bara, conseiller auprès du président algérien Abdelaziz Bouteflika, estime à plus de <strong>50 millions d’euros les sommes versées aux jihadistes, auxquels s’ajoutent 100 millions de frais liés aux libérations</strong>. À l’époque, le tarif de base de la libération d’un otage avoisine, selon lui, les 5 millions d’euros.

L’ex- ambassadrice des États-Unis au Mali, Vicki Huddleston, confirme : « <em><strong>Les Européens ont versé plus de 70 millions d’euros</strong> entre 2004 et 2011. C’est le chiffre que j’ai vu écrit noir sur blanc. Les gouvernements nient payer des rançons mais tout le monde sait que de l’argent passe de main en main et que cela se termine dans la trésorerie d’AQMI.</em> » Désormais à la retraite, la diplomate décrit un système où l’argent transite par la présidence malienne avant d’être distribué aux intermédiaires qui prélèvent leur dîme et remettent l’argent aux groupes armés. « <em>Les gouvernements avaient le sentiment de ne pas pouvoir faire autrement</em> », commente-t-elle.

Les versements alimentent les katibas. <strong>Ils servent à améliorer les équipements, la logistique, et à engager des opérations de plus grande envergure</strong>.

Ces rapts sont l’indicateur de la montée en puissance d’AQMI. Jean- Christophe Rufin est l’un des premiers à tirer la sonnette d’alarme à l’occasion de la sortie, au printemps 2010, de son roman <i>Katiba</i>. « <em>On parle peu de l’islamisme sahélien, mais cela ne saurait tarder</em> », prédit- il. L’ambassadeur de France au Sénégal, qui quitte ses fonctions en juin 2010, sait de quoi il parle. Il a vu monter les menaces.

Dans sa zone la plus « chaude », <strong>le Sahara s’est mué en terrain de chasse</strong>, avec, dans le rôle du gibier, des touristes et des humanitaires blancs travaillant pour de petites ONG. L’importance des sommes en jeu a fait exploser les systèmes de protection dont pensaient bénéficier les Européens qui s’aventuraient dans la région.

Les communautés locales ont de plus en plus de mal à résister aux sirènes financières des islamistes. Les prédateurs versent des commissions aux indicateurs en échange de bonnes informations sur les proies à récupérer. Leurs montants font tourner les têtes des sous- traitants. « <em>Aujourd’hui, tout s’achète avec de l’argent</em> », résume alors le porte-parole du Mouvement national de Libération de l'Azawad, Hama Ag Sidhamed.

[caption id="attachment_8791" align="alignleft" width="189"]<a href="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/05/notre-guerre-secrete-au-mali.jpg"><img class=" wp-image-8791 " alt="Notre guerre secrète au Mali." src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/05/notre-guerre-secrete-au-mali.jpg" width="189" height="300" /></a> Notre guerre secrète au Mali.[/caption]

<em>Extrait de :</em>
<em> Notre guerre secrète au Mali</em>
<em> Isabelle Lasserre et Thierry Oberlé</em>
<em> Editions Fayard</em>
<em> Mai 2013</em>
<em> 17 € </em>]]></description>
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		<title>Un Belge en Syrie pour récupérer son fils parti faire le djihad</title>
		<link>http://www.actudefense.com/dimitri-bontinck-belge-syrie-recuperer-son-fils-jejoen/</link>
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		<pubDate>Tue, 07 May 2013 05:20:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romain Mielcarek</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Belgique]]></category>
		<category><![CDATA[Dimitri Bontinck]]></category>
		<category><![CDATA[djihad]]></category>
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		<category><![CDATA[Sharia4Belgium]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; Les filières pour le djihad syrien cartonnent en Belgique. Un fléau qui a motivé le départ d&#8217;au moins cinquante jeunes. Le père de l&#8217;un d&#8217;entre eux, faute d&#8217;une solution proposée par les services officiels, a décidé de se rendre lui-même sur place pour récupérer son fils. L&#8217;histoire est incroyable. Elle commence il y a [...]]]></description>
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		<title>Etats-Unis : « Les responsables militaires craignent des guerres dans des zones déstabilisées par les troubles environnementaux »</title>
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		<pubDate>Sat, 04 May 2013 05:00:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Michel Valantin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sécurité Monde]]></category>
		<category><![CDATA[climat]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><img width="982" height="425" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/05/Polar_bears_near_north_pole-Copie.jpg" class="attachment-post-thumbnail wp-post-image" alt="©US Navy" /></p><strong>Le climat devient une réalité stratégique que les militaires américains prennent de plus en plus au sérieux. Les évolutions environnementales font craindre à ces derniers de plus en plus de bouleversements sécuritaires, ainsi que le risque de voir émerger de nouveaux conflits.</strong>

[caption id="attachment_8534" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/05/Polar_bears_near_north_pole.jpg"><img class="size-medium wp-image-8534" alt="Rencontre entre des ours polaires et un sous-marin américain à proximité du pôle nord. ©US Navy" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/05/Polar_bears_near_north_pole-300x225.jpg" width="300" height="225" /></a> Rencontre entre des ours polaires et un sous-marin américain à proximité du pôle nord. ©US Navy[/caption]

La série de rapports venus du Pentagone, des think tanks ou des agences de renseignements, porte sur <strong>les interactions entre le changement climatique et les rapports de force internationaux</strong>, et les effets qui peuvent en découler pour la sécurité des États-Unis. <strong>Ils soutiennent l'évolution de la pensée militaire</strong>.

L’élaboration de ces documents repose sur les rapports des climatologues, dont ceux du Groupe international d'experts sur l'étude du changement climatique (GIEC), interprétés en termes de conséquences sociales, économiques, politiques et sécuritaires, conséquences qui peuvent induire de nouveaux types de risques et de menaces. Ces documents traduisent militairement et politiquement la singularité du changement climatique, qui s'inscrit dans une dimension planétaire, et l'inquiétante rapidité avec laquelle ce processus se déploie.

Les conclusions de ces multiples études convergent toutes vers les mêmes conclusions : <strong>les processus en cours dans la chimie du climat altèrent et vont continuer d'altérer de façon toujours plus brutale les conditions de vie des sociétés humaines</strong>. Le tableau du futur proche dépeint par les différents rapports des organes de la « US National security » entre 2003 et 2008 parviennent aux mêmes conclusions, établissant <strong>la mise sous tension des sociétés humaines dans tous leurs aspects</strong>, aussi bien en raison du risque posé par la possible multiplication des événements climatiques extrêmes (tempêtes, inondations, sécheresses, canicules, alternances de températures extrêmes …), que par les modifications structurelles et dangereuses des relations entre le monde humain et l’environnement planétaire.<span id="more-8533"></span><!--more-->

Ces évolutions profondes mettront en danger les grands centres mondiaux de production alimentaire, les accès à l’eau, l’aménagement des littoraux, qui accueillent vingt pour cent de la population mondiale, tout en risquant de favoriser l'émergence de nouvelles épidémies. Par ailleurs, le changement climatique couplé aux activités humaines va renforcer la mise en danger de la biodiversité (déjà en cours d'érosion pour d'autres raisons que le climat), dont dépendent l’ensemble des conditions de vie et des activités humaines.

Il est important de remarquer, comme le fait Gwynne Dyer dans son ouvrage « Climate wars », que le rapport du CSIS est <strong>rédigé au futur, sans que jamais le conditionnel ne soit employé</strong>.  Selon ces travaux, dans les années et décennies à venir, <strong>l’interaction entre les changements climatiques et les vulnérabilités des pays et de la communauté internationale, augmentera la probabilité d’effondrements en chaînes de pays entiers</strong>, entraînant non seulement des flux massifs de réfugiés, mais aussi de nouveaux types de tensions géopolitiques et militaires, en particulier autour de l’accès aux ressources alimentaires, hydriques, énergétiques et minérales.

Ainsi, le rapport présenté en juin 2008 par le « Director of National intelligence », résultat d’une vaste coopération entre les grandes agences de renseignement, dont la CIA et la « National security agency » (NSA), s’accompagne d’annexes réservés aux seuls membres de la Commission du congrès pour le renseignement, qui évaluent, pays par pays, les risques et les formes de déstabilisations à venir.

Les grands organes de réflexion et de prospective de la Sécurité nationale américaine mobilisent leurs ressources afin d’alerter les responsables politiques ainsi que le grand public, sur ce que James Howard Kunstler, célèbre prospectiviste, appelle « la Longue urgence » : la conjugaison des multiples vulnérabilités sociétales dues à la crise environnementale et énergétique, durable à l'échelle du siècle. Or, les travaux menés par les différents acteurs de la « National security » mettent tous en avant le risque de déstabilisation globale induit par le changement climatique planétaire.

<strong>Les responsables militaires craignent de devoir mener des guerres dans des zones profondément déstabilisées par les troubles environnementaux</strong>, mais aussi par les pénuries mondiales d’eau ou de nourriture, ou encore par les opérations de sécurité face aux flux immenses d’"éco-réfugiés" risquant de  venir d’Amérique du Sud.

[caption id="attachment_8536" align="alignleft" width="201"]<a href="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/05/guerre-et-nature.jpg"><img class="size-medium wp-image-8536" alt="L'Amérique se prépare à la guerre du climat." src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/05/guerre-et-nature-201x300.jpg" width="201" height="300" /></a> L'Amérique se prépare à la guerre du climat.[/caption]

<em>Extrait de :</em>
<em> Guerre et nature : l'amérique se prépare à la guerre du climat</em>
<em> Jean-Michel Valantin</em>
<em> Editions Prisma</em>
<em> Janvier 2013</em>
<em> 310 pages</em>]]></description>
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		<title>Brésil : le pari impossible de la pacification des favelas</title>
		<link>http://www.actudefense.com/charles-rassaert-bresil-pacification-favelas-touristes/</link>
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		<pubDate>Thu, 02 May 2013 05:00:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Charles Rassaert</dc:creator>
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		<category><![CDATA[violence]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><img width="984" height="431" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/05/favelas-rassaert-Copie.jpg" class="attachment-post-thumbnail wp-post-image" alt="©Charles Rassaert" /></p><strong>Coupe du monde de 2014, Jeux olympiques de 2016, à coup sûr le Brésil sera d’ici un an la vitrine sportive du monde. Pour assurer la tranquillité des futurs touristes, le gouvernement brésilien a décidé de réaménager les favelas.</strong>

[caption id="attachment_8528" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/05/favelas-rassaert.jpg"><img class="size-medium wp-image-8528" alt="Rien qu'à Rio, on compte 968 favelas. ©Charles Rassaert" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/05/favelas-rassaert-300x198.jpg" width="300" height="198" /></a> Rien qu'à Rio, on compte 968 favelas. ©Charles Rassaert[/caption]

Les stéréotypes ont la vie dure. Parmi les questions que l’on me pose régulièrement sur le Brésil, une revient sans cesse, <strong>le pays est-il si dangereux ?</strong> Les favelas ne sont-elles pas des zones de non-droit ? Il faut dire qu’en Europe, l’image véhiculée par les médias s’arrête aux travestis, au football et aux films sur les favelas (La cité de dieu, La cité des hommes, Troupes d’élites). Tout est fait pour présenter le Brésil comme un pays risqué, menaçant. Or, si cette situation est bien réelle, le gouvernement brésilien est en train d’y remédier.

Insalubre, la favela est une forme de bidonville regroupant les chômeurs, les travailleurs pauvres qui n’ont pas accès à des logements sains mais aussi les gangs mafieux. Elle est omniprésente : on la trouve presque partout au Brésil (flanc des collines, près des ports). <strong>Rien que dans la ville de Rio de Janeiro, on compte 968 favelas</strong> comme <i>la Cidade de deus</i>, <i>Morro do Borel</i> ou encore <i>Bento Ribeiro</i>.

Depuis 2008, le Brésil s’est lancé dans un vaste programme de pacification de ces bidonvilles ressemblant étrangement à la politique de la tolérance zéro menée par le maire de le la ville de New York (Rudolph Giuliani) à la fin des années 1990.<span id="more-8526"></span>
<h2><b>En 2013, trente favelas de Rio de Janeiro sont pacifiées</b></h2>
Le gouvernement brésilien souhaite reprendre le contrôle de certaines zones tombées dans le grand banditisme (trafic de drogue essentiellement) et gérées exclusivement par des groupes armés. Il n’est donc pas rare quand on lit le journal de tomber sur un article faisant référence à une nouvelle intervention musclée de l’UPP (unité de police pacificatrice).

En 2010, à la suite d’une vague d’attentats commis dans le complexe do Alemão (on y compte 13 favelas),  2600 membres de l’UPP ainsi que des blindés avaient envahi cette zone pour lutter contre les narcotrafiquants. <strong>Les criminels exclus des favelas se sont retranchés dans la banlieue de la ville, le problème est finalement déplacé.</strong>

<strong>Faire reculer les zones du crime loin des touristes et préserver une paix fragile semblent être les priorités du gouvernement</strong>, mais cette situation va demeurer jusqu’à quand ?

Aujourd’hui, l'UPP reste une police de proximité pour les habitants des favelas loin de tous ces trafics. <strong>La pacification a permis de développer et de répandre  une nouvelle image de ces zones devenues plus calmes, plus rassurantes.</strong> Le prix de l’immobilier est même en augmentation.

Pour finir, je vous invite à regarder ce très bon reportage sur le même thème publié chez nos confrères de France 24 :

<object width="560" height="315"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/0B2N1oGZtm0?hl=fr_FR&amp;version=3&amp;rel=0"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/0B2N1oGZtm0?hl=fr_FR&amp;version=3&amp;rel=0" type="application/x-shockwave-flash" width="560" height="315" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object>]]></description>
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		<item>
		<title>Piratage du Twitter d&#8217;Associated Press : des hackers peuvent-ils faire tomber l&#8217;économie ?</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Apr 2013 06:56:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La rédaction</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Associated press]]></category>
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		<category><![CDATA[piratage]]></category>
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		<description><![CDATA[<p><img width="150" height="138" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/01/gravatar-roman-Copie1.png" class="attachment-post-thumbnail wp-post-image" alt="gravatar-roman - Copie" /></p><strong>Mardi, le fil twitter de l'agence de presse américaine Associated Press a été piraté, annonçant un attentat à la Maison Blanche qui aurait blessé Barack Obama. Immédiatement démentie, l'information n'en a pas moins causé un mouvement de panique à Wall Street. Charles Bwele, consultant en technologies de l'information, membre cofondateur d'Alliance géostratégique et animateur du <a href="http://electrosphere.blogspot.fr/" target="_blank">blog Electrosphere </a>répond à nos questions.</strong>
<ul>
	<li><strong>De telles attaques, se servant des vulnérabilités des organes d'information, sont-elles nouvelles ? Sont-elles dangereuses ? Peut-on imaginer qu'elles causent une chute plus importante de l'économie globale ?</strong></li>
</ul>
<strong>Charles Bwele :</strong> Le Web social est un formidable vecteur de rumeurs mais aussi d'informations concordantes, notamment en cas d'événements spectaculaires ou tragiques. On l'a vu lors des attentats de Boston : un torrent informations concordantes provenant de Twitter, de Facebook, de Youtube, de Flickr ou de Google News a inondé le Net en quelques minutes. <strong>Le soi-disant attentat contre la Maison Blanche n'a eu, au final, qu'un impact très limité car aucune autre agence de presse, aucune chaîne d'informations et aucune administration fédérale n'a émis d'informations concordantes ou laissant peser quelque doute</strong>. Pas même un tweet envoyé par une stagiaire de la Maison Blanche avec son iPhone. En outre, si le président Obama avait passé ne fut-ce que quelques minutes sur une civière ou dans une salle d'opération, TMZ en aurait très probablement pipé mot. Rien de tel ici. L'économie globale en a vu d'autres...
<ul>
	<li><strong><span style="font-size: 1.17em;">Nos grandes institutions économiques - banques, places boursières, fonds d'investissements - sont-elles convenablement protégées contre ce type de menaces ?</span></strong></li>
</ul>
Les milieux financiers sont quotidiennement alimentés par des <strong>rumeurs, des contre-vérités et des démentis</strong> qui, corollairement, font le jeu de la spéculation. A défaut d'être convenablement protégés contre de grossiers scoops, <strong>les institutions économiques et financières bénéficient d'une résilience globale à l'intox</strong> prodiguée par le Web social qui leur permet de recouper rapidement les informations. À l'ère des smartphones et des tablettes, quelques minutes suffisent pour obtenir confirmation ou démenti auprès de plusieurs collègues connectés sur Twitter ou Facebook. Comparons donc l'impact réel de ce tweet piraté d'Associated Press à celui de l'annonce de la faillite de Lehman Brothers en 2008...
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<h3>Une annonce d'attentat sur le Twitter d'une agence de presse, Wall Street s'effondre. Que traduit une telle réaction de notre rapport à l'information et aux sources ?</h3>
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Tout cela dénote une sensiblerie propre à l'ère informationnelle en général et aux médias sociaux en particulier, avec son lot d'hyperboles et de surenchères. Wall Street effondrée ? Le cours du Down Jones est revenu à la normale juste après les démentis d'Associated Press et de la Maison Blanche. <strong>La panique n'a duré qu'une heure et a certainement provoqué l'implosion de quelques traders hypocondriaques.</strong>
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<h3>Cette attaque a été revendiquée par "l'armée électronique syrienne", qui serait au service du régime de Damas. Quelles sont les entités susceptibles de prendre les places économiques pour cible : Etats, groupes criminels, terroristes, adolescents en manque de fun ?</h3>
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La Syrian Electronic Army est probablement douée pour le piratage de comptes Twitter mais doit encore faire ses preuves dans l'infoguerre. Voulait-elle réagir à cette intox également véhiculée sur Twitter quelques semaines plus tôt et faisant état de l'assassinat de Bachar El-Assad ? Peut-être. Qui aurait intérêt à cibler les places boursières ? Mon côté sarcastique confinerait sa réponse aux adolescents en quête de fun car <strong>jusqu'ici une intox même très sournoise n'a pas encore produit un impact comparable à celui d'une crise systémique comme la faillite de Lehman Brothers</strong>. Je vois mal des Etats, des holdings ou des multinationales jouer à un jeu qui se retournerait très vite contre eux. Les organisations terroristes sont plus versées dans les attentats à la bombe et le commerce d'otages pendant que celles criminelles éliminent des parrains rivaux, des intermédiaires gênants ou des chefs de la police. Ainsi, elles conservent une visibilité sur leurs actions et leurs conséquences et limitent de facto les risques. Nul doute qu'elles innoveront dans le « cyber » un jour ou l'autre. <strong>Pour l'instant, à quoi bon se disperser sur la toile sauf pour des buts essentiellement lucratifs ou à des fins de propagande ?</strong>

<em>Interview réalisée pour le <a href="http://www.atlantico.fr/" target="_blank">site Atlantico</a>.</em>]]></description>
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