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	<title>ActuDéfense &#187; Diplomatie Monde</title>
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	<description>Défense, diplomatie, sécurité</description>
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		<title>Iran: derrière l’élection, l’ombre des Gardiens de la Révolution</title>
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		<pubDate>Fri, 14 Jun 2013 08:49:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romain Mielcarek</dc:creator>
				<category><![CDATA[Diplomatie Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><img width="1084" height="499" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/06/pasdaran.jpg" class="attachment-post-thumbnail wp-post-image" alt="IRAN MILITARY PARADE" /></p><strong>Aujourd'hui commencent les élections iraniennes. L'occasion de se pencher sur les réseaux qui dirigent toute une partie du pays dans l'ombre, qu'ils soient économiques, politiques ou sécuritaires : les Gardiens de la Révolution.</strong>

Officiellement, la Constitution leur interdit toute interaction dans l’élection présidentielle ou toute tentative d’influence politique. Les Gardiens de la Révolution, <a href="http://books.google.fr/books?hl=fr&amp;lr=&amp;id=tIvKrXB1upUC&amp;oi=fnd&amp;pg=PP1&amp;dq=rise+of+pasdaran&amp;ots=061eVsarfy&amp;sig=yA2wFJbXA4zeVGQEpaz1FaIktTY#v=onepage&amp;q&amp;f=false" target="_blank"><em>Sepah-e Pasdaran</em></a>, restent un organe militaire, soumis à une forme de réserve. Distinct de l’armée classique, ce corps est né d’un décret du 5 mai 1979 qui lui confie la protection de la Révolution et du Guide suprême.

Avec la bénédiction de celui-ci, ils orchestrent une vague de purges au sein de l’armée conventionnelle, exécutant les chefs militaires issus du régime précédent : rien ne doit pouvoir devenir une menace pour la Révolution. Les pasdarans prennent dès leur création le contrôle de l’industrie de défense iranienne. Selon les estimations de l’Institut international pour les études stratégiques (<a href="http://www.iiss.org/en/regions/iran" target="_blank">IISS</a>), ils ont absorbé en 2012, 42,75% du budget de la défense nationale. Ce corps de 130 000 soldats, trois fois moins nombreux que leurs homologues de l’armée, a reçu les trois quarts des crédits alloués à l’achat d’équipement.

Régulièrement, depuis les années 1980, les Gardiens de la Révolution prennent l’ascendant sur l’armée classique. Si chacune de ces deux forces dispose de ses propres moyens maritimes et aériens, les pasdarans sont les seuls maîtres de la force stratégique de missiles. Leur domaine d’action s’élargit jusqu’à exercer une grande « <em>influence grâce à d’anciens membres nommés dans les cabinets, à la Défense, à l’Intérieur, au ministère du Pétrole</em> » mais aussi « <em>comme gouverneurs à travers tout le pays </em>», résume l’IISS.<span id="more-9047"></span>
<h2><strong>« Les clefs de l’argent »</strong></h2>
Après la guerre contre l’Irak, le Guide suprême autorise les pasdarans à entrer dans le milieu des affaires. Leurs capacités et leurs moyens de génie militaire en font un outil clef de la reconstruction du pays. Les Gardiens fondent un groupe d’ingénierie, <a href="http://www.guardian.co.uk/world/2010/feb/15/financial-power-revolutionary-guard" target="_blank">Khatam al-Anbia</a>, qui emploie aujourd’hui plusieurs dizaines de milliers de salariés et obtient chaque année des centaines de contrats, notamment dans le secteur public. Cette structure semi-privée, semi-publique (elle reçoit un quart du budget de la Défense !) devient un modèle qui sera décliné dans l’industrie, le commerce et la finance.

L’influence économique des pasdarans progresse régulièrement, jusqu’à exploser sous la présidence de Mahmoud Ahmadinejad. Cet ancien Gardien, cadre militaire pendant la guerre contre l’Irak, facilite la diversification d’activité de son ancien corps et lui ouvre les portes de la rente pétrolière. « <em>C’est devenu un empire industriel et financier </em>», explique Fereydoun Khavand, économiste à l’université Paris Descartes. « <em>Les militaires sont devenus progressivement des hommes d’affaires : personne ne sait qui contrôle quoi et combien chacun est payé.</em> » Les entreprises des pasdarans bénéficient en effet d’exemptions d’impôts et n’ont pas à déclarer la totalité de leurs revenus.

En développant un réseau de fondations, ils investissent massivement dans tous les secteurs d’activité. Profitant de la politique nationale de privatisation, ils rachètent des pans entiers de l’industrie automobile, des télécommunications, de la pétrochimie, de l’immobilier, de la production d’engins agricoles ou encore de la microchirurgie laser. Personne ne parvient à évaluer l’impact réel des Gardiens dans l’économie iranienne, faute de statistiques transparentes : leur participation à l’ensemble des secteurs d’activités et les réseaux entretenus au sein du pouvoir politique leur assure un contrôle intégral des affaires. Une expression revient systématiquement, qualifiant les pasdarans « <em>d’Etat dans l’Etat </em>».

«<em> Il n’y a jamais vraiment d’appel d’offre, en Iran</em> », explique Thierry Coville, spécialiste de ce pays à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) et à Novencia. « <em>Ils récoltent les marchés et sous-traitent ensuite en fonction de leurs propres besoins.</em> » « <em>Cela oblige les commerçants et les entrepreneurs à se mettre sous la coupe des généraux</em>, confirme Fereydoun Khavand : <em>c’est le seul moyen d’obtenir des contrats. </em>»

Ce sont encore eux qui, en marge de l’économie classique, organisent tout un système de marché noir. Afin d’éviter d’être soumis à certaines taxes douanières, ils n’hésitent pas à vendre toutes sortes de biens de contrebande, allant des armes au thé en passant par tous les produits du quotidien. « <em>Ils contrôlent les points d’entrée dans le pays, les aéroports comme les ports </em>», explique Thierry Coville qui remarque aussi que les pasdarans sont un acteur clef pour contourner les sanctions internationales.
<h2><strong>Du corporatisme au clanisme : chacun ses intérêts</strong></h2>
« <em>A partir du moment où ils ont des activités économiques</em>, confirme l’ancien député iranien et ancien vice-ministre des Affaires étrangères au sortir de la Révolution, Ahmad Salamatian, réfugié en France, <em>alors ils ont toutes sortes d’intérêts … et chacun défend les siens !</em> » Pour lui, l’appartenance au corps des pasdarans est « <em>de moins en moins un avantage </em>» pour convaincre le peuple. Il remarque que c’est devenu le slogan de l’un des candidats : « <em>je ne suis pas un colonel </em>».Les pasdarans sont pourtant loin d’être unis. Michel Makinsky, chargé d'enseignement à l'Ecole supérieure de commerce et de management de Poitiers (ESCEM), distingue plusieurs lignes de rupture au sein de ce corps. Une dissension générationnelle existerait entre ceux qui n’ont pas fait la guerre Iran-Irak et ceux qui l’ont faite. Au sein de ces derniers, une autre séparation apparaît entre ceux qui étaient au front et ceux qui étaient à l’arrière, notamment dans les organes de renseignement. Il y a les Gardiens qui sont de fervents idéologues et ceux qui sont plus pragmatiques. Ceux qui sont impliqués dans les activités économiques sont, de plus, soumis aux réalités de la concurrence. Faut-il s’assurer leur soutien dans la course à la présidence iranienne ? « <em>Dans la mesure où ils détiennent les clefs de l’argent, ils sont indispensables, </em>explique Michel Makinsky. <em>Mais il faut plutôt comprendre que chacun a son propre stock de clans pasdarans.</em> »

Trois anciens Gardiens sont d’ailleurs dans la course à la présidence : Mohammad Bagher Ghalibaf, ancien patron des forces aériennes des pasdarans ; Mohsen Rezaï, qui a dirigé le corps des Gardiens pendant seize ans ; ainsi que Saïd Jalili, ancien chef basiji (les milices paramilitaires sous tutelle des pasdarans) et négociateur iranien du dossier nucléaire. C’est ce dernier qui aurait aujourd’hui les contacts les plus récents au sein des réseaux de l’aile sécuritaire des pasdarans.

Si les Gardiens ne sont pas d’accords sur tout, ils restent unanimes sur leur besoin de protéger le régime. Vincent Eiffling, chercheur à l’Université catholique de Louvain, évoque une « <em>connivence d’intérêts entre les Gardiens de la Révolution et le Guide suprême</em> ». Pour lui, Ali Khamenei s’appuie aujourd’hui beaucoup plus sur eux que sur le clergé. Plusieurs semaines avant l’annonce des candidatures à la présidence, ils avaient déjà commencé à se positionner dans Téhéran pour éviter le moindre débordement, comme lors de la dernière élection. Vincent Eiffling remarque qu’ils « <em>ont fait entendre par la voix de leur commandant suprême qu’ils ne voulaient pas voir la situation de 2009 se reproduire </em>».

<a href="http://www.rfi.fr/moyen-orient/20130611-iran-election-gardiens-revolution-pasdaran-khamenei" target="_blank"><em>Article initialement publié sur RFI.fr</em></a>]]></description>
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		<title>Témoignage – Taksim, le Peuple turc uni dans la rue (2/2)</title>
		<link>http://www.actudefense.com/temoignage-taksim-le-peuple-turc-uni-dans-la-rue/</link>
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		<pubDate>Fri, 14 Jun 2013 08:37:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chiara Zani</dc:creator>
				<category><![CDATA[Diplomatie Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Gezi Park]]></category>
		<category><![CDATA[manifestation turquie]]></category>
		<category><![CDATA[place Taskim]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><img width="600" height="600" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/06/600px-OccupyGezi.jpg" class="attachment-post-thumbnail wp-post-image" alt="Twitter est devenu un moyen de communication privilégié entre les manifestants. ©DR" /></p><b><i>Chiara Zani vit et travaille à Istanbul depuis deux ans. Elle nous lègue ici un témoignage saisissant des émeutes qui secouent actuellement la Turquie. 2/2</i></b>

<em><a href="http://www.actudefense.com/temoignage-taksim-un-alibi-pour-denoncer-lattitude-du-gouvernement-12/" target="_blank">Lire la première partie.</a></em>

[caption id="attachment_9036" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/06/Barricades_in_Taksim.jpg"><img class="size-medium wp-image-9036 " alt="Un manifestant affronte les policiers turcs sur le chemin de la place Taksim le 5 juin 2013. © DR" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/06/Barricades_in_Taksim-300x225.jpg" width="300" height="225" /></a> Un manifestant affronte les policiers turcs sur le chemin de la place Taksim le 5 juin 2013. © DR[/caption]

La solidarité a une part active dans la manifestation. Les instituts publics et privés situés dans les zones concernées par la révolte ouvrent leurs portes, à n’importe quelle heure, pour protéger les manifestants. <strong>Des médecins bénévoles offrent leur aide dans les mosquées transformées en lieu de secours</strong>. Des familles ouvrent leur maison à ceux qui ont besoin de trouver un abri dans les zones les plus turbulentes de la ville et offrent thé et citron contre les effets du gaz au piment. <strong>Même les avocats se mettent à disposition de ceux qui ont été arrêtés et qui n’ont pas les moyens</strong>.

Vendredi dernier, la mobilisation a pris une nouvelle tournure à la suite des premiers blessés. Sans aucune annonce officielle, ni de vrai site Internet des militants qui puisse permettre la coordination des manifestations («<strong> <a href="https://www.facebook.com/OccupyGezi">Occupy Gezi</a></strong> »a été créé dans l’après-midi de vendredi, des heures après les premiers affrontements), l<strong>’appel à manifester a été diffusé simplement à travers les réseaux sociaux : Twitter, Facebook et <a href="http://occupygezipics.tumblr.com/">Tumblr</a></strong>. Moi-même j’en ai pris connaissance vendredi à travers des amis qui postaient sur  Facebook des photos et nous montraient le changement de perspective des manifestations.

Les jours suivants, ces moyens ont été les seuls à travers lesquels nous avons pu comprendre ce qui se passait dans les zones chaudes de la ville, face au silence total des chaînes d’information les plus renommées du pays.<span id="more-9033"></span><strong>Alors que la Place Taksim s’embrasait et les violences explosaient</strong>, <strong>les chaînes télévisées les plus importantes transmettaient des émissions-bidons sur l’interdiction de fumer en Russie ou des documentaires sur les pingouins</strong>. Vendredi il n’y avait que deux chaînes qui transmettaient en direct sur Internet ce qui se passait dans la Place Taksim depuis des caméras fixes, ensuite ils se sont installés aussi dans la zone de Besiktas, où ont eu lieu les affrontements majeurs ces deux derniers  jours.

Les réseaux sociaux, quant à eux, grâce à leur diffusion horizontale ont eu un rôle majeur dans la connexion des différents groupes de participants et ils ont permis leur coordination. Grâce à Facebook, par exemple, 40 000 personnes se sont rencontrées samedi dernier à 5h du matin sur le côté asiatique d' Istanbul pour traverser le symbolique Pont sur le Bosphore et atteindre à pied la Place Taksim alors que tous les moyens de transport vers la zone chaude étaient suspendus.

Twitter est encore le moyen privilégié pour avoir des mises à jour rapides entre les manifestants sur l’état des affrontements, il permet d’aider ceux qui sont en difficulté ou, pour ceux qui ne sont pas dans la rue, d’avoir des informations réelles, bien qu’éphémères, sur ce qui se passe vraiment. Le risque d’instrumentalisation est en fait très élevé maintenant d’autant plus que ces moyens d’information sont ouverts à toute voix ou opinion.

<strong>Depuis quelques jours, des photomontages et vidéos fausses élaborés avec Photoshop ont été publiés afin de discréditer les manifestants de Gezi Park, en les montrant comme des extrémistes sans règles et des violents</strong>. La rhétorique a tellement envahi les réseaux sociaux qu’ils ont désormais un vrai rôle actif dans les protestations.

Si je devais donner une image, ce serait celle du peuple turc en marche, de manière spontanée mais organisée. Il refuse toute influence politique et se propose comme un mouvement du peuple, « halk », né simplement de la frustration contre les récentes politiques du gouvernement. Maintenant il faut juste souhaiter une évolution concrète pour cette marche du Peuple. Mais déjà comme ça, j’ai trouvé pas mal de raisons d’admirer, ce Peuple Turc.

<em>Traduction de l’italien : Giulia Galeano</em>]]></description>
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		<title>Témoignage &#8211; Taksim, un alibi pour dénoncer l&#8217;attitude du gouvernement (1/2)</title>
		<link>http://www.actudefense.com/temoignage-taksim-un-alibi-pour-denoncer-lattitude-du-gouvernement-12/</link>
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		<pubDate>Thu, 13 Jun 2013 14:27:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Chiara Zani</dc:creator>
				<category><![CDATA[Diplomatie Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Erdoğan]]></category>
		<category><![CDATA[manifestation]]></category>
		<category><![CDATA[place Taksim]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>

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		<description><![CDATA[Chiara Zani vit et travaille à Istanbul depuis deux ans. Elle nous lègue ici, un témoignage saisissant des émeutes qui secouent actuellement la Turquie. 1/2 J’ai décidé de partager mon expérience des événements en tant qu’italienne, à Istanbul depuis deux ans et demi. J’ai  participé à quelques manifestations, non pas en première ligne car je ne [...]]]></description>
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		<title>La religion peut-elle de nouveau embraser l&#8217;Irak ?</title>
		<link>http://www.actudefense.com/irak-attentats-violence-religion-al-maliki/</link>
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		<pubDate>Wed, 12 Jun 2013 19:12:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Charles Rassaert</dc:creator>
				<category><![CDATA[Diplomatie Monde]]></category>
		<category><![CDATA[attentat]]></category>
		<category><![CDATA[guerre confessionnelle]]></category>
		<category><![CDATA[Irak]]></category>
		<category><![CDATA[Nouri Al Maliki]]></category>

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		<description><![CDATA[Dix ans après l&#8217;intervention américaine, l’Irak n’a jamais vu la paix s’installer durablement dans ses rues. L’ancienne composante de « l’axe du mal » cher à l&#8217;administration Bush demeure une zone inhospitalière et tout porte à croire que le pays se dirige peu à peu vers un clivage confessionnel toujours plus marqué. « Ce n’est pas une coïncidence… [...]]]></description>
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		<title>Barri, interpréte afghan pour les forces britanniques, une odyssée qui finit mal</title>
		<link>http://www.actudefense.com/barri-interprete-afghan-armee-britannique-odyssee/</link>
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		<pubDate>Tue, 11 Jun 2013 16:01:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Giulia Galeano</dc:creator>
				<category><![CDATA[Diplomatie Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Afghanistan]]></category>
		<category><![CDATA[interprète]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><img width="1012" height="502" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/06/Copie-de-interpret-americain.jpg" class="attachment-post-thumbnail wp-post-image" alt="©US Army" /></p><strong>La presse et l'opinion britanniques se passionnent pour une bien triste histoire, venue tout droit d'Afghanistan. Un interprète qui a accepté de collaborer avec les forces a vu sa famille tuée en représailles par les talibans. Sa seule récompense sera de rester coincé dans un centre pour réfugiés, quelque part au fin fond de l'Allemagne.</strong>

[caption id="attachment_8981" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/06/interpret-americain.jpg"><img class="size-medium wp-image-8981" alt="Au centre de la photo, le spécialiste Jahan Acheson, un Iranien qui a fuit son pays et rejoint l'armée américaine. Les interprètes sont des ressources clefs pour les armées occidentales. ©US Army" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/06/interpret-americain-300x200.jpg" width="300" height="200" /></a> Au centre de la photo, le spécialiste Jahan Acheson, un Iranien qui a fuit son pays et rejoint l'armée américaine. Les interprètes sont des ressources clefs pour les armées occidentales. ©US Army[/caption]

Le dicton «traduire c’est trahir» va souvent au delà de la simple méfiance envers qui est au service de «l’étranger», jusqu’à mener à une véritable violence, trop souvent silencieuse et donc négligée. L’histoire de Baryalai Shams, mieux connu comme «Barri», relatée par <a href="http://www.bbc.co.uk/news/uk-22794066" target="_blank">la BBC</a>, montre combien, encore aujourd’hui, dans certaines régions du monde, le travail de traducteur et d’interprète est assimilé à une forme de trahison et expose à des représailles.

Employé comme traducteur, interprète au service de l’armée britannique pendant huit mois de 2008 à 2009, Barri a subi rapidement des menaces. Travailler pour les forces de la coalition est considéré comme un acte de trahison et de collaboration avec l’infidèle. <strong>Pour protéger sa famille, Barri décide alors de quitter son poste et les avantages de celui-ci (1800 dollars par mois)</strong>. Malheureusement cela n’a pas suffit.

Pour défendre son fils, le père de Barri a souligné que les forces de la coalition étaient là pour améliorer le sort de l’Afghanistan. La goutte de trop pour les talibans : il a été exécuté quelques jours plus tard. Ensuite, c’est au frère de Barri que les talibans s’en prennent, le condamnant lui aussi à mort. Afin de protéger les autres membres de sa famille – mère, sœur et un frère cadet –,  l’ancien interprète décide de vendre sa voiture et de payer une entrée illégale pour ses proches en Europe. Un voyage tragique au cours duquel sa mère et sa sœur sont mortes noyées pendant la traversée entre la Grèce et l'Italie.<span id="more-8980"></span>

Lui sera arrêté à Munich à cause de ses faux-papiers. Depuis, son enfer s’est transformé en un limbe dans un centre pour immigrés clandestins en Allemagne. <strong>Sa demande d’asile a été refusée</strong> et il ne peut pas rejoindre le Royaume-Uni, malgré sa collaboration avec l’armée britannique. Il n’est pas non plus envisageable pour lui de rentrer en Afghanistan.

Son histoire aurait pu continuer à rester méconnue si Barri n’avait pas contacté le major James Driscoll, avec lequel il avait partagé ses huit mois en tant qu’interprète. James a fait tout son possible pour faire connaître l’histoire de Barri et l’a portée à l’attention des plus hautes institutions.

Le ministre de la Défense Philip Hammond a déclaré, cette semaine, que <strong>de nouvelles procédures de protection des traducteurs et interprètes de l’armée allaient s'appliquer</strong> ; en faisant plus en particulier allusion à ceux qui ont travaillé dans des « positions dangereuses ou difficiles » et qui pourraient donc bénéficier de la possibilité de réaménagement au Royaume-Uni.

Malheureusement pour Barri, ces dispositions semblent concerner seulement les traducteurs et interprètes en service depuis décembre dernier. D’après le ministre de la Défense britannique, l’armée offre déjà protection à ces locaux qui collaborent avec l’armée afin de les protéger jusqu’à envisager de les accueillir au Royaume-Uni. Sa déclaration laisse néanmoins comprendre que, d’après le droit international, les demandeurs d’asile doivent demander protection dans le premier pays sûr dans lequel ils se trouvent.

Le cas de Barri est représentatif des difficultés persistantes dans la reconnaissance des contions de travail pour ceux qui risquent leurs vies pour être « les yeux et les oreilles » des armées occidentales. Barri est aujourd’hui dans un centre pour clandestins en Allemagne où il attend des papiers qui probablement n’arriveront jamais.]]></description>
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		<title>Libye: le sordide musée aux morts de la place des martyrs</title>
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		<pubDate>Sun, 09 Jun 2013 05:00:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Samuel Laurent</dc:creator>
				<category><![CDATA[Diplomatie Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
		<category><![CDATA[mémoire]]></category>
		<category><![CDATA[mort]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><img width="1038" height="479" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/06/decombres-libye.jpg" class="attachment-post-thumbnail wp-post-image" alt="©DR" /></p><strong>Chez les Libyens, le travail de mémoire est un curieux mélange d'horreur et d'humour. Des images déroutantes pour le voyageur occidental qui peine à comprendre comment ils peuvent afficher avec tant de cynisme les visages de ceux qui ont été tués dans d'horribles conditions.</strong>

Depuis la fin de la révolution, la place des Martyrs de Tripoli, en Libye, constitue l'épicentre de la contestation citoyenne. Presque chaque jour, des manifestations s'y déroulent pour le droit des Amazighs (les Berbères du nord-ouest de la Libye), pour la tenue des élections à la date prévue, pour le désarmement des milices… Les plaidoyers s'enchaînent à l'infini, dans une bonne humeur et un climat de tolérance plutôt encourageants. Mais ces épiphénomènes ne réunissent que quelques dizaines d'activistes et autant de curieux.

Une musique lugubre couvre les bruits de klaxons et les conversations des passants. Elle provient d'une tente caïdale dressée à l'autre bout de la place, recouverte de photos et de slogans en arabe que je ne comprends pas. En m'approchant davantage, j'éprouve une réelle difficulté à croire ce que je vois.

Cette tente représente une sorte de musée : <strong>un monument éphémère dédié aux victimes de la révolution</strong>. On y voit une petite fille souriante sur une photo de classe et, juste à côté, un cliché de son cadavre partiellement dénudé, avec une plaie béante au niveau des intestins et de l'estomac. L'impact provient d'une balle de fort calibre, probablement du 12.7 mm : une véritable boucherie…<span id="more-8950"></span>

Un homme criblé de balles et photographié sur la table métallique d'une morgue présente plusieurs points d'impact au niveau du visage. Sur une autre photo, un homme brandit les restes d'un bébé complètement calciné et coupé en deux au niveau de la taille. La forme du corps, la tête et les bras ne rappellent que très vaguement le corps d'un nourrisson. Il s'agit d'une image atroce, mais probablement pas la pire. Sur ce mémorial cauchemardesque et obscène, la palme de l'horreur revient certainement à une photo plus grande que les autres, où l'on voit un enfant de 6 ou 7 ans, visiblement mort, mais rhabillé sur ses blessures. Le garçon se tient quasiment debout, grâce à un système de planches attaché dans son dos, le long de la nuque et le long des jambes, afin de lui conférer une apparence de vie. Et cette horrible petite marionnette piétine un poster de Kadhafi ! L'image est à vomir ! Pourtant, ici, elle ne choque personne.

<strong>Le monde arabe expose ses martyrs avec fierté</strong> : leurs portraits, mais également leurs cadavres et leurs blessures les plus atroces. En observant ce panthéon macabre qui ne pourrait jamais trouver sa place dans notre univers, je mesure la distance qui sépare nos deux mondes. Une distance peut-être irréconciliable, qui nous condamnerait à nous tolérer, à nous accepter, sans jamais toutefois pouvoir nous réunir.

Je me souviens de la réflexion d'un ami, en Irak, alors que les posters des kamikazes et les photos des cadavres mutilés par les opérations américaines fleurissaient sur les murs de Bagdad : « <em>Je ne comprendrai jamais un peuple qui met tant de soin à cacher ses femmes et à montrer ses morts…</em> »

[caption id="attachment_8948" align="alignleft" width="190"]<a href="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/06/sahelistan.jpg"><img class="size-medium wp-image-8948" alt="Sahelistan." src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/06/sahelistan-190x300.jpg" width="190" height="300" /></a> Sahelistan.[/caption]

<em>Extrait de :</em>
<em> Sahelistan</em>
<em> Samuel Laurent</em>
<em> Editions du Seuil</em>
<em> Mai 2013</em>
<em> 370 pages</em>
<em> 19,50€</em>]]></description>
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		<title>Conseil national de transition libyen: un chèque en blanc à des inconnus</title>
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		<pubDate>Sat, 08 Jun 2013 09:02:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Samuel Laurent</dc:creator>
				<category><![CDATA[Diplomatie Monde]]></category>
		<category><![CDATA[CNT]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><img width="986" height="461" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/06/Copie-de-Benghazi-enfant.jpg" class="attachment-post-thumbnail wp-post-image" alt="©DR" /></p><strong>A la recherche d'alliés au sein de la rébellion libyenne, en 2011, la communauté internationale a accepté de dialoguer avec le Conseil national de transition. Une assemblée dont les membres restent méconnus et qui peine toujours, aujourd'hui, à sortir le pays de son chaos.</strong>

[caption id="attachment_8942" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/06/Benghazi-enfant.jpg"><img class="size-medium wp-image-8942" alt="Pendant la révolution, les populations, ici à Benghazi, ont fondé beaucoup d'espoirs dans un Conseil qu'ils ne connaissaient pas réellement. ©DR" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/06/Benghazi-enfant-300x181.jpg" width="300" height="181" /></a> Pendant la révolution, les populations, ici à Benghazi, ont fondé beaucoup d'espoirs dans un Conseil qu'ils ne connaissaient pas réellement. ©DR[/caption]

Le Conseil National de Transition (CNT) compte trente-trois membres fondateurs. Qui sont-ils ? En réalité, personne ne peut répondre à cette question. Au moment de sa formation, le CNT demeure en grande majorité anonyme. On ne connaît pas sa composition, mis à part le nom de quelques-uns de ses membres. La France va entrer en guerre aux côtés d'une organisation dont elle ignore tout, y compris l'identité de ses dirigeants.

Pourquoi ce goût du secret ? Pour <strong>des raisons de sécurité</strong>, nous explique-t‑on alors : beaucoup de responsables opèrent dans des régions encore contrôlées par Kadhafi. Révéler leur identité les exposerait à une mort certaine. Admettons. Mais le temps passe et rien ne change : durant tout l'été 2011, l'identité de ces hommes demeurera confidentielle. Au mois de septembre, le CNT publiera une liste de quarante noms, en arabe, qu'elle ne prendra pas la peine de traduire à l'attention de la communauté internationale ou de la presse étrangère.

D'après Dan Murphy du Christian Science Monitor, un des rares journalistes à s'être penché sérieusement sur cette liste, <strong>un grand nombre de ces «responsables» vivent à l'étranger depuis de longues années, et ne bénéficient pas du moindre soutien dans les villes qu'ils sont censés représenter.<span id="more-8941"></span></strong>

Aujourd'hui encore, les Libyens se plaignent de cette opacité, sans en comprendre les raisons. Et les spéculations vont bon train : certains hommes du Conseil seraient-ils trop proches de l'ancien régime ? La divulgation de leur identité provoquerait-elle indignation et fureur dans un pays où les brigades révolutionnaires font la loi ? Ou bien, à l'inverse, le CNT abrite-t‑il des hommes liés à al-Qaïda, au risque de perdre le soutien des Occidentaux si une telle connivence éclatait au grand jour ? En effet, <strong>certains indices mettent en lumière des liens troublants entre l'organisation terroriste et le nouveau pouvoir libyen</strong>. Mais, dans les deux cas, ce manque de visibilité handicape gravement la crédibilité du Conseil. Et l'avenir du pays…

Presque deux ans après le début de la révolution, le gouvernement pourrit sur ses bases, incapable de prendre une décision, d'adopter une loi ou même une simple mesure d'utilité publique. Jour après jour, la Libye s'enfonce dans la paralysie, le morcellement et le crime. Un simple coup d'oeil au quartier général du Conseil national de transition, dans les anciens pavillons d'hôtes du régime de Kadhafi, permet au visiteur de comprendre tous les dysfonctionnements du système. Cerné par de hauts murs et un impressionnant dispositif de sécurité, <strong>le CNT représente un îlot de luxe dans un continent de misère !</strong>

De magnifiques bâtiments en marbre rose disséminés à travers un jardin enchanteur confèrent à cet endroit une ambiance dangereusement irréelle. En effet, le contraste avec les piles de détritus qui envahissent les rues, dans le reste de la ville, ne saurait être plus frappant. Mais visiblement, le CNT « révolutionnaire » se moque de telles considérations et choisit le luxe le plus tapageur de la capitale pour y installer ses quartiers. Dans ce vestige de l'époque kadhafiste, <strong>chaque « pavillon » peut aisément rivaliser avec l'opulence des bâtiments saoudiens ou qataris</strong>. Bois précieux, tapisseries et mobilier d'un raffinement inouï… Tout en ces lieux dresse un réquisitoire navrant de la faillite morale du nouveau régime.

La corruption demeure taboue, mais le silence qui entoure ce sujet ne trompe personne. «<em>Cette révolution appartenait à tous les Libyens. Si nous reconnaissons que certains dirigeants la confisquent pour leur profit personnel, alors toute la légende qui entoure notre combat en prend un sacré coup ! Voilà pourquoi personne n'en parle. Mais tout le monde le sait…</em>», me confie un activiste de la place des Martyrs, qui milite régulièrement pour le désarmement des milices à travers le pays.

Les indices concernant la corruption du CNT abondent. Beaucoup d'argent arrive de l'étranger, mais la reconstruction piétine. Lorsque je l'interroge sur les piles de détritus qui s'amoncellent dans les rues de Tripoli au mois d'avril 2012, un des adjoints du maire de la capitale avoue ne pas comprendre : «<em>Nous ne disposons pas du moindre budget ! Rien ! Ouallou ! Des problèmes de financement en 2011, je peux le comprendre. Même en fin d'année ! Mais durant le premier trimestre 2012, la mairie de Tripoli n'a pas reçu un seul centime pour nettoyer les rues de la ville. Je ne peux pas expliquer ça !</em>»

[caption id="attachment_8948" align="alignleft" width="190"]<a href="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/06/sahelistan.jpg"><img class="size-medium wp-image-8948" alt="Sahelistan." src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/06/sahelistan-190x300.jpg" width="190" height="300" /></a> Sahelistan.[/caption]

<em>Extrait de :</em>
<em> Sahelistan</em>
<em> Samuel Laurent</em>
<em> Editions du Seuil</em>
<em> Mai 2013</em>
<em> 370 pages</em>
<em> 19,50€</em>]]></description>
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		<title>Vers une moralisation des ventes d’armes ?</title>
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		<pubDate>Fri, 07 Jun 2013 11:10:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Charles Rassaert</dc:creator>
				<category><![CDATA[Diplomatie Monde]]></category>
		<category><![CDATA[exportation]]></category>
		<category><![CDATA[industrie de l'armement]]></category>
		<category><![CDATA[nations unies]]></category>
		<category><![CDATA[traité sur les armes]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><img width="1050" height="417" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/03/caisses-d-armes.jpg" class="attachment-post-thumbnail wp-post-image" alt="© Musée Royal de l&#039;armée" /></p><strong>Lundi dernier, les Nations unies ont signé un premier traité sur le commerce des armes. Un engagement moral qui, s'il n'a pas encore convaincu l'ensemble des Etats, a déjà été pris par une soixantaine de pays. Reste à mobiliser quelques uns des principaux exportateurs et importateurs de matériels militaires.</strong>

[caption id="attachment_554" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2010/02/kalachnikov.jpg"><img class="size-medium wp-image-554" alt="Les Kalachnikovs sont très appréciées par les insurgés et les terroristes partout dans le monde. Ici, des armes récupérées en Irak par l'Armée Américaine. Ce sont probablement des contrefaçons." src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2010/02/kalachnikov-300x200.jpg" width="300" height="200" /></a> Le principal objectif de ce traité est de voir des armes distribuées à des groupes armés visant les populations. ©DR[/caption]

La moralisation sur les ventes d’armes est-elle en marche ? C’est un pas symbolique qu’a orchestré l’ONU en proposant lundi 3 juin de signer un premier traité sur le commerce des armes conventionnelles (c’est à dire non chimique, non bactériologique, non nucléaire). Aussi surprenant que cela puisse être, le commerce international des armes n’a jamais fait l’objet de règles juridiques mondiales. <strong>L’ONU souhaite donc réguler ce commerce entre les Etats tout en prévenant le détournement d’armes vers la criminalité ou le terrorisme.</strong>

Les ONG comme Oxfam, Amnesty, <a href="http://controlarms.org/fr/" target="_blank">control arms</a> ou encore <a href="http://iansa.org/" target="_blank">Iansa</a> ont longtemps critiqué ce commerce «<em>anarchique</em>». <strong>L’Europe suivait déjà des consignes strictes</strong> en matière de vente d’armes. Effectivement, les nations européennes sont liées par un <a href="http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:C:2009:066E:0048:0049:FR:PDF" target="_blank">code de conduite</a> datant de 1998. Ce texte juridique est devenu un texte politique en 2008 sous la présidence française de l’Europe. Il s’articule en huit critères que l’ONU a réutilisés comme modèle pour son traité.

Le traité de l’ONU <strong>ne vise pas à interdire mais à réguler la vente d’armes en y incorporant des principes</strong> comme par exemple le respect des engagements internationaux, des embargos et des droits de l’homme. Chaque transaction d’armes devra aussi évaluer le risque de détournement de réutilisation malveillante.<span id="more-8933"></span>

Pour entrer officiellement en vigueur, le texte de l’ONU devra être ratifié par au moins 50 pays. C’est chose faite puisque <strong>62 pays l’ont déjà signé</strong>. L’histoire retiendra que l’Argentine a montré l’exemple en la personne de son ministre des Affaires étrangères (Hector Timerman) pour avoir signé en premier le texte suivi par d’autres pays d’Amérique latine et des Européens (notamment la France).
<h2>Grands vendeurs et acheteurs d’armes tournent le dos au traité</h2>
Loin de L’engouement porté par la mise en place de ce traité historique, quelle peut être la portée de ce texte ?

Lors de la conférence des négociations du texte à l’ONU en avril dernier, <strong>seuls trois pays s’étaient abstenus sur 154</strong> (la Corée du Nord, l’Iran et la Syrie). Aujourd’hui, plusieurs pays ont boudé le traité de moralisation des armes. Parmi eux, certains membres du Conseil du sécurité : la Russie, la Chine et les Etats-Unis. Ils sont parmi les plus grands exportateurs d’armes au monde. En 2011, le <a href="http://www.loc.gov/crsinfo/" target="_blank">Congressional Research Service</a> avait estimé que plus des deux tiers des livraisons d’armes conventionnelles effectuées étaient réalisées par la France, la Chine, les Etats-Unis et la Russie pour une somme de 34 milliards d’euros.

Du côté des importateurs d’armes, même son de cloche. L’Inde, l’Egypte et l’Indonésie se sont montrées à leur tour distantes envers un traité qualifié de «déséquilibré», privilégiant les exportateurs.

La moralisation sur la vente d’armes est bien en marche mais ses effets futurs seront probablement à nuancer tant que les acteurs principaux de ce commerce ne seront pas rentrés dans le rang.]]></description>
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		<title>Susan Rice, une conseillère à la sécurité américaine en quête d&#8217;une nouvelle crédibilité</title>
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		<pubDate>Fri, 07 Jun 2013 08:00:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Charles Rassaert</dc:creator>
				<category><![CDATA[Diplomatie Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Susan Rice]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><img width="933" height="452" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/06/Copie-de-situation-room-maison-blanche.jpg" class="attachment-post-thumbnail wp-post-image" alt="©White House / Pete Souza" /></p><strong>Le 5 juin dernier, la Maison blanche a annoncé la démission du conseiller à la sécurité nationale de Barack Obama, Tom Donilon. L’ambassadrice américaine aux Nations unies, Susan Rice lui succédera en juillet .</strong>

[caption id="attachment_8927" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/06/situation-room-maison-blanche.jpg"><img class="size-medium wp-image-8927" alt="Susan Rice (en tailleur rouge) dans la Situation room de la Maison blanche en 2009. ©White House / Pete Souza" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/06/situation-room-maison-blanche-300x200.jpg" width="300" height="200" /></a> Susan Rice (en tailleur rouge) dans la Situation room de la Maison blanche en 2009. ©White House / Pete Souza[/caption]

Susan Rice, ambassadrice américaine aux Nations unies, a été nommée à la tête de la sécurité nationale. Elle sera remplacée par une autre femme, Samanta Power proche du président américain et considérée comme soucieuse des questions européennes au sein de l’ONU.

Cette fidèle du président Obama est de retour dans le dispositif de la diplomatie américaine. Souvenez-vous, elle s’était attirée les foudres des parlementaires républicains dans sa gestion de la crise à Bengazhi en septembre 2012. A l’époque Susan Rice avait déclaré dans <a href="http://www.youtube.com/watch?v=teheXia46lw" target="_blank">plusieurs médias américains</a> que l’attaque du consulat américain de Benghazi n’était pas forcément «<em>un attentat terroriste</em>» mais plutôt «<em>une manifestation spontanée ayant dégénérée</em>». L’attaque du consulat de Benghazi, le 11 septembre 2012 avait entraîné la mort de quatre américains dont l'ambassadeur  lui-même (Christopher Stevens).

En pleine période électorale, l’affaire Benghazi avait agité la scène politique américaine. Les Républicains y voyaient un moyen de critiquer les limites de l’administration Obama en termes de sécurité et de renseignement. <strong>La pression était si forte qu’elle avait conduit la conseillère d’Etat de l’époque, Hilary Clinton à «<a href="http://www.lemonde.fr/elections-americaines/article/2012/10/16/hillary-clinton-assume-la-responsabilite-de-l-attaque-de-benghazi_1775898_829254.html" target="_blank">assumer la responsabilité</a>» de cette attaque.<span id="more-8926"></span></strong>

Susan Rice s’est toujours défendue en arguant que <strong>les faits n’étaient pas connus lors de ses déclarations</strong> dans les médias. Barack Obama réélu, Susan Rice renonça au poste de Secrétaire d’Etat en raison des critiques du camp Républicain.  Elle restera jusqu'ici ambassadrice aux Nations unies.

Pour préparer correctement sa mise en place et tuer dans l’œuf toute nouvelle polémique, la Maison blanche a décidé de rendre public, ce mercredi, plus de 100 pages de courriers électroniques échangés entre les différents services et ministères lors de la crise de Benghazi. Ces courriels semblent incriminer la CIA et non la Maison blanche dans la transmission des informations.

En rendant l’affaire publique, la Maison blanche souhaite redonner une certaine crédibilité à Susan Rice.]]></description>
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		<title>Vladimir Poutine à propos de la Syrie: «Je ne veux pas rompre l&#8217;équilibre des forces»</title>
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		<pubDate>Thu, 06 Jun 2013 13:00:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Charles Rassaert</dc:creator>
				<category><![CDATA[Diplomatie Monde]]></category>
		<category><![CDATA[russie]]></category>
		<category><![CDATA[S-300]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>

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		<description><![CDATA[Le président russe assure ne pas avoir livrés les fameux missiles S-300 à la Syrie. Bachar al-Assad assurait pourtant récemment que c&#8217;était le cas. Moscou se détache de Damas en insistant sur son autonomie de décision. Le président russe, Vladimir Poutine a confirmé lors d’une conférence de presse ce mardi 4 juin que la Russie [...]]]></description>
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