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	<title>ActuDéfense &#187; Romain Mielcarek</title>
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	<description>Défense, diplomatie, sécurité</description>
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		<title>On ferme la boutique&#8230;</title>
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		<pubDate>Sat, 15 Jun 2013 16:00:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romain Mielcarek</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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		<description><![CDATA[<p><img width="982" height="482" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/06/closed.jpg" class="attachment-post-thumbnail wp-post-image" alt="closed" /></p><strong>ActuDéfense ferme ses portes, après plus de quatre ans de bons et loyaux services ...</strong>

C'est une aventure qui se termine aujourd'hui. ActuDéfense s'arrête après un peu plus de quatre ans d'activité. Beaucoup de chemin parcouru depuis l'ouverture de ces pages numériques un désormais si lointain <a href="http://www.actudefense.com/bonjour-tout-le-monde/" target="_blank">31 mai 2009</a>. Beaucoup d'évolution qui ont permis, 1250 post plus tard, d'apporter un peu d'information et d'analyse sur les questions de défense et de relations internationales à plus de 400 000 visiteurs.

Beaucoup de chemin parcouru pour l'auteur de ces lignes qui était un modeste apprenti journaliste et se préparait à faire ses premières armes dans l'univers périlleux des médias. ActuDéfense et la fidélité de ses lecteurs m'ont accompagné dans plusieurs aventures, au Kosovo, en Côte d'Ivoire, en Bosnie, en Chine. Ce petit média, qui était le votre mais qui était aussi le mien, m'a ouvert de nombreuses portes. ActuDéfense, se sont des heures de travail, pour le plaisir de partager et d'être lu. Des heures à écrire, à creuser, à recouper, la semaine et le week-end, soir et matin ... pas toujours à jeun - certains lecteurs avec qui j'ai eu l'occasion de partager une choppe pourraient en témoigner - !

L'aventure ActuDéfense a pu perdurer aussi longtemps grâce à l'intérêt de lecteurs toujours plus nombreux - et exigeants -, une vraie responsabilité pour un journaliste junior. Elle a pu se faire aussi avec l'aide de camarades et amis qui ont apporté leur pierre à l'édifice. Je profite donc de ce dernier post pour remercier tous ceux qui ont, ces derniers mois, publié des billets à mes côtés. Je remercie aussi l'Alliance géostratégique, qui m'a accueilli dans son excellente petite équipe de blogueurs. Je remercie Bibee et Louis, qui me donnèrent de gros coups de main pour l'aspect technique de ce gros bazar qu'est Internet. Je remercie Charles, qui a voulu y croire dans les derniers instants. Je remercie enfin tous ceux, lecteurs fidèles parmi les fidèles, qui profitèrent de cette plateforme pour me souffler quelques conseils et précieuses informations.

L'aventure ActuDéfense s'arrête car elle me prend désormais trop de temps et d'énergie. Etant actuellement lancé dans plusieurs autres projets non rémunérateurs, je me vois contraint de faire un choix. Ceux qui apprécient mon travail pourront toujours continuer de lire mes articles dans les différents médias qui me font confiance, que ce soit <a href="http://www.rfi.fr/auteur/romain-mielcarek" target="_blank">RFI</a>, <a href="http://www.slate.fr/source/44827/romain-mielcarek" target="_blank">Slate </a>ou <a href="http://www.dsi-presse.com/" target="_blank">Défense et Sécurité Internationale</a>. Un nouveau blog devrait de plus ouvrir ses portes prochainement, consacré à des questions d'influence et de médias, il accompagnera mon travail de thèse.

Avec un petit pincement au coeur, je tourne donc la clef une dernière fois dans la porte de la maison ActuDéfense. Au plaisir de vous croiser, chers lecteurs, sous d'autres horizons au cours de nouvelles aventures ...

A très bientôt, ici ou ailleurs,

Romain Mielcarek]]></description>
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		<title>Iran: derrière l’élection, l’ombre des Gardiens de la Révolution</title>
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		<pubDate>Fri, 14 Jun 2013 08:49:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romain Mielcarek</dc:creator>
				<category><![CDATA[Diplomatie Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><img width="1084" height="499" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/06/pasdaran.jpg" class="attachment-post-thumbnail wp-post-image" alt="IRAN MILITARY PARADE" /></p><strong>Aujourd'hui commencent les élections iraniennes. L'occasion de se pencher sur les réseaux qui dirigent toute une partie du pays dans l'ombre, qu'ils soient économiques, politiques ou sécuritaires : les Gardiens de la Révolution.</strong>

Officiellement, la Constitution leur interdit toute interaction dans l’élection présidentielle ou toute tentative d’influence politique. Les Gardiens de la Révolution, <a href="http://books.google.fr/books?hl=fr&amp;lr=&amp;id=tIvKrXB1upUC&amp;oi=fnd&amp;pg=PP1&amp;dq=rise+of+pasdaran&amp;ots=061eVsarfy&amp;sig=yA2wFJbXA4zeVGQEpaz1FaIktTY#v=onepage&amp;q&amp;f=false" target="_blank"><em>Sepah-e Pasdaran</em></a>, restent un organe militaire, soumis à une forme de réserve. Distinct de l’armée classique, ce corps est né d’un décret du 5 mai 1979 qui lui confie la protection de la Révolution et du Guide suprême.

Avec la bénédiction de celui-ci, ils orchestrent une vague de purges au sein de l’armée conventionnelle, exécutant les chefs militaires issus du régime précédent : rien ne doit pouvoir devenir une menace pour la Révolution. Les pasdarans prennent dès leur création le contrôle de l’industrie de défense iranienne. Selon les estimations de l’Institut international pour les études stratégiques (<a href="http://www.iiss.org/en/regions/iran" target="_blank">IISS</a>), ils ont absorbé en 2012, 42,75% du budget de la défense nationale. Ce corps de 130 000 soldats, trois fois moins nombreux que leurs homologues de l’armée, a reçu les trois quarts des crédits alloués à l’achat d’équipement.

Régulièrement, depuis les années 1980, les Gardiens de la Révolution prennent l’ascendant sur l’armée classique. Si chacune de ces deux forces dispose de ses propres moyens maritimes et aériens, les pasdarans sont les seuls maîtres de la force stratégique de missiles. Leur domaine d’action s’élargit jusqu’à exercer une grande « <em>influence grâce à d’anciens membres nommés dans les cabinets, à la Défense, à l’Intérieur, au ministère du Pétrole</em> » mais aussi « <em>comme gouverneurs à travers tout le pays </em>», résume l’IISS.<span id="more-9047"></span>
<h2><strong>« Les clefs de l’argent »</strong></h2>
Après la guerre contre l’Irak, le Guide suprême autorise les pasdarans à entrer dans le milieu des affaires. Leurs capacités et leurs moyens de génie militaire en font un outil clef de la reconstruction du pays. Les Gardiens fondent un groupe d’ingénierie, <a href="http://www.guardian.co.uk/world/2010/feb/15/financial-power-revolutionary-guard" target="_blank">Khatam al-Anbia</a>, qui emploie aujourd’hui plusieurs dizaines de milliers de salariés et obtient chaque année des centaines de contrats, notamment dans le secteur public. Cette structure semi-privée, semi-publique (elle reçoit un quart du budget de la Défense !) devient un modèle qui sera décliné dans l’industrie, le commerce et la finance.

L’influence économique des pasdarans progresse régulièrement, jusqu’à exploser sous la présidence de Mahmoud Ahmadinejad. Cet ancien Gardien, cadre militaire pendant la guerre contre l’Irak, facilite la diversification d’activité de son ancien corps et lui ouvre les portes de la rente pétrolière. « <em>C’est devenu un empire industriel et financier </em>», explique Fereydoun Khavand, économiste à l’université Paris Descartes. « <em>Les militaires sont devenus progressivement des hommes d’affaires : personne ne sait qui contrôle quoi et combien chacun est payé.</em> » Les entreprises des pasdarans bénéficient en effet d’exemptions d’impôts et n’ont pas à déclarer la totalité de leurs revenus.

En développant un réseau de fondations, ils investissent massivement dans tous les secteurs d’activité. Profitant de la politique nationale de privatisation, ils rachètent des pans entiers de l’industrie automobile, des télécommunications, de la pétrochimie, de l’immobilier, de la production d’engins agricoles ou encore de la microchirurgie laser. Personne ne parvient à évaluer l’impact réel des Gardiens dans l’économie iranienne, faute de statistiques transparentes : leur participation à l’ensemble des secteurs d’activités et les réseaux entretenus au sein du pouvoir politique leur assure un contrôle intégral des affaires. Une expression revient systématiquement, qualifiant les pasdarans « <em>d’Etat dans l’Etat </em>».

«<em> Il n’y a jamais vraiment d’appel d’offre, en Iran</em> », explique Thierry Coville, spécialiste de ce pays à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) et à Novencia. « <em>Ils récoltent les marchés et sous-traitent ensuite en fonction de leurs propres besoins.</em> » « <em>Cela oblige les commerçants et les entrepreneurs à se mettre sous la coupe des généraux</em>, confirme Fereydoun Khavand : <em>c’est le seul moyen d’obtenir des contrats. </em>»

Ce sont encore eux qui, en marge de l’économie classique, organisent tout un système de marché noir. Afin d’éviter d’être soumis à certaines taxes douanières, ils n’hésitent pas à vendre toutes sortes de biens de contrebande, allant des armes au thé en passant par tous les produits du quotidien. « <em>Ils contrôlent les points d’entrée dans le pays, les aéroports comme les ports </em>», explique Thierry Coville qui remarque aussi que les pasdarans sont un acteur clef pour contourner les sanctions internationales.
<h2><strong>Du corporatisme au clanisme : chacun ses intérêts</strong></h2>
« <em>A partir du moment où ils ont des activités économiques</em>, confirme l’ancien député iranien et ancien vice-ministre des Affaires étrangères au sortir de la Révolution, Ahmad Salamatian, réfugié en France, <em>alors ils ont toutes sortes d’intérêts … et chacun défend les siens !</em> » Pour lui, l’appartenance au corps des pasdarans est « <em>de moins en moins un avantage </em>» pour convaincre le peuple. Il remarque que c’est devenu le slogan de l’un des candidats : « <em>je ne suis pas un colonel </em>».Les pasdarans sont pourtant loin d’être unis. Michel Makinsky, chargé d'enseignement à l'Ecole supérieure de commerce et de management de Poitiers (ESCEM), distingue plusieurs lignes de rupture au sein de ce corps. Une dissension générationnelle existerait entre ceux qui n’ont pas fait la guerre Iran-Irak et ceux qui l’ont faite. Au sein de ces derniers, une autre séparation apparaît entre ceux qui étaient au front et ceux qui étaient à l’arrière, notamment dans les organes de renseignement. Il y a les Gardiens qui sont de fervents idéologues et ceux qui sont plus pragmatiques. Ceux qui sont impliqués dans les activités économiques sont, de plus, soumis aux réalités de la concurrence. Faut-il s’assurer leur soutien dans la course à la présidence iranienne ? « <em>Dans la mesure où ils détiennent les clefs de l’argent, ils sont indispensables, </em>explique Michel Makinsky. <em>Mais il faut plutôt comprendre que chacun a son propre stock de clans pasdarans.</em> »

Trois anciens Gardiens sont d’ailleurs dans la course à la présidence : Mohammad Bagher Ghalibaf, ancien patron des forces aériennes des pasdarans ; Mohsen Rezaï, qui a dirigé le corps des Gardiens pendant seize ans ; ainsi que Saïd Jalili, ancien chef basiji (les milices paramilitaires sous tutelle des pasdarans) et négociateur iranien du dossier nucléaire. C’est ce dernier qui aurait aujourd’hui les contacts les plus récents au sein des réseaux de l’aile sécuritaire des pasdarans.

Si les Gardiens ne sont pas d’accords sur tout, ils restent unanimes sur leur besoin de protéger le régime. Vincent Eiffling, chercheur à l’Université catholique de Louvain, évoque une « <em>connivence d’intérêts entre les Gardiens de la Révolution et le Guide suprême</em> ». Pour lui, Ali Khamenei s’appuie aujourd’hui beaucoup plus sur eux que sur le clergé. Plusieurs semaines avant l’annonce des candidatures à la présidence, ils avaient déjà commencé à se positionner dans Téhéran pour éviter le moindre débordement, comme lors de la dernière élection. Vincent Eiffling remarque qu’ils « <em>ont fait entendre par la voix de leur commandant suprême qu’ils ne voulaient pas voir la situation de 2009 se reproduire </em>».

<a href="http://www.rfi.fr/moyen-orient/20130611-iran-election-gardiens-revolution-pasdaran-khamenei" target="_blank"><em>Article initialement publié sur RFI.fr</em></a>]]></description>
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		<title>Le patron de la Minusma sera rwandais, au grand désarroi des Tchadiens</title>
		<link>http://www.actudefense.com/jean-bosco-kazura-rwandais-minusma-tchad/</link>
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		<pubDate>Wed, 12 Jun 2013 17:19:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romain Mielcarek</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opération Serval]]></category>
		<category><![CDATA[casques bleus]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Bosco Kazura]]></category>
		<category><![CDATA[Minusma]]></category>
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		<description><![CDATA[<p><img width="150" height="138" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/01/gravatar-roman-Copie1.png" class="attachment-post-thumbnail wp-post-image" alt="gravatar-roman - Copie" /></p><strong>Le général Jean-Bosco Kazura prend la tête de la Minusma, au Mali. Un officier rwandais qui bénéficie d'une vraie expérience du maintien de la paix. Un choix qui n'est pas sans faire grincer des dents au Tchad, où l'on espérait bien commander le détachement de casques bleus.</strong>

A N'Djaména, la pilule est difficile à avaler : c'est un général rwandais qui va prendre la tête de la mission des Nations unies au Mali. L'opinion tchadienne peine à comprendre comment son sacrifice, <strong>38 soldats tués et de nombreux blessés</strong>, ne peut être sanctionner du commandement des casques bleus. Déjà, des voix se lèvent pour réclamer le retrait militaire du Tchad.

C'est pourtant le manque d'expérience dans des missions de maintien de la paix du Tchad qui semble lui avoir coûté le commandement de cette opération. Diriger un contingent de l'ONU est en effet un difficile exercice diplomatique et politique qui répond à des logiques spécifiques. <strong>Si les militaires tchadiens ont su remplir leur rôle avec talent dans le nord montagneux et aride du Mali, leurs compétences ne correspondent pas à cette nouvelle mission. </strong>

A l'inverse, le Rwanda a déjà largement opéré dans ce type de mandat. C'est en particulier au Soudan du Sud que Kigali a appris à travailler dans un contexte onusien. 3000 soldats rwandais opèrent sur ce théâtre. Le <strong>général Jean-Bosco Kazura a d'ailleurs lui même travaillé sur ce terrain, en 2007, où il a été commandant adjoint de la mission de l'Union africaine qui précéda le déploiement de casques bleus.</strong> Une expérience du maintien de la paix qui risque d'être des plus utiles : la première tâche de la Minusma, la mission de l'ONU au Mali, sera d'assurer la sécurité autour de l'élection présidentielle qui doit se tenir le 28 juillet prochain. Il aura sous ses ordres 12 600 hommes.<span id="more-9001"></span>

Ce choix est aussi celui du consensus. Le Tchad faisait peser tout son poids dans les opérations au Mali pour prendre le commandement de la Minusma. Une hypothèse qui ne plaisait pas à tous les membres de la Confédération économique des Etats d'Afrique de l'ouest (Cédéao) qui craignait de se voir imposer le regard d'un membre n'appartenant pas à leur organisation. Le Rwanda, sans être un membre de cette zone géographique, évite d'avoir à accepter un chef qui impliquerait des conséquences politiques. A noter d'ailleurs qu'au siège de l'ONU, le Rwanda est considéré comme l'une des armées les plus efficaces et les plus disciplinées dans les missions de maintien de la paix.

Reste qu'il faudra tout faire pour que le Tchad ne se braque pas, en <strong>assurant à des hommes de N'Djaména d'accéder à des postes clefs au sein de la Minusma.</strong> Un choix logique d'ailleurs puisque les Tchadiens restent parmi les plus opérationnels et resteront, sur la durée, un allié indispensable et précieux dans la lutte contre les jihadistes qui pourraient continuer de circuler dans la moitié nord du Mali.]]></description>
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		<title>Une partie de l&#8217;armée néerlandaise passe sous tutelle allemande</title>
		<link>http://www.actudefense.com/21eme-brigade-aeromobile-unite-neerlandaise-allemande/</link>
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		<pubDate>Tue, 11 Jun 2013 06:15:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romain Mielcarek</dc:creator>
				<category><![CDATA[Défense Monde]]></category>
		<category><![CDATA[allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[europe de la défense]]></category>
		<category><![CDATA[Pays-Bas]]></category>
		<category><![CDATA[PESD]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><img width="992" height="493" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/06/front-militaires-hollandais.jpg" class="attachment-post-thumbnail wp-post-image" alt="©ISAF" /></p><div>

<strong>La 21ème brigade aéromobile néerlandaise va être directement intégrée à une unité binationale. Une perte d'autonomie conséquente pour les Pays-Bas qui créent ainsi un précédent historique en Europe.</strong>

[caption id="attachment_8962" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/06/militaires-hollandais.jpg"><img class="size-medium wp-image-8962" alt="Une patrouille de militaires néerlandais en Afghanistan en juin 2007.  ©ISAF" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/06/militaires-hollandais-300x200.jpg" width="300" height="200" /></a> Une patrouille de militaires néerlandais en Afghanistan en juin 2007. ©ISAF[/caption]

Au cours d’un discours à Berlin, le 28 mai dernier, la ministre néerlandaise à la Défense s’est montrée parfaitement claire : «<em>la coopération militaire n’est plus un choix, c’est une nécessité !</em>». Jeanine Hennis-Plasschaert annonçait alors un événement historique pour son pays : <strong>toute une partie de son armée va être directement fusionnée avec celle de l’Allemagne.</strong>

<a href="http://www.defensie.nl/english/latest/news/2013/05/28/48206146/Extensive_cooperation_between_German_and_Dutch_armed_forces" target="_blank">Ce partenariat</a>, parfaitement inédit en Europe, va mixer au sein d’unités communes plusieurs pans de la défense des deux pays. <strong>La 21e brigade aéromobile néerlandaise, soit quelque 4 500 hommes, vont ainsi rejoindre à partir de 2014 une division binationale aux côtés de la Division de réaction rapide allemande (DSK).</strong> Les Pays-Bas fournissent ainsi leur contingent le plus opérationnel, accompagné de ses hélicoptères, tandis que les Allemands gardent d’autres unités capables de se déployer en toute autonomie.

Militaires allemands et néerlandais doivent de plus collectiviser leurs formations et certains choix d’équipements. Des experts militaires seront échangés entre Berlin et Amsterdam. Enfin, par la suite,<strong> d’autres unités devraient être mixées, comme la défense anti-aérienne ou la défense anti-missile ainsi que les forces sous-marines néerlandaises.<span id="more-8961"></span></strong>
<h2><strong>Rupture stratégique et perte de souveraineté</strong></h2>
«<em>C’est une vraie rupture</em>, analyse Etienne de Durand, directeur de recherche à l’Institut français des relations internationales (IFRI). <strong><em>Les Néerlandais ont toujours été très atlantistes et donc interventionnistes, alors que les Allemands sont politiquement plus réservés à l'égard des interventions.</em>»</strong> C’est effectivement une «<em>mauvaise nouvelle pour les Américains</em>», confirme Joseph Henrotin, rédacteur en chef du magazine <a href="http://www.dsi-presse.com/?p=5922" target="_blank"><em>Défense et Sécurité internationale</em></a>.

Les instances de commandement de cette nouvelle division seront en effet basées en Allemagne. Les Néerlandais risquent de voir leurs choix politiques dans les domaines stratégiques soumis à la nécessité d’un aval allemand. «<em>Il est facile de bien s’entendre tant qu’on ne va pas sur le terrain</em>», remarque Joseph Henrotin. Ce fin observateur des armées à travers le monde remarque ainsi que les forces néerlandaises ont souvent été un vrai appui pour les Américains, au cours de leurs différentes interventions de l’Irak à l’Afghanistan. A l’inverse, les Allemands ont toujours fait en sorte de ne pas exposer leurs propres forces.

Cette division, dont l’objectif annoncé est de pouvoir secourir des ressortissants néerlandais et allemands n’importe où dans le monde, sera donc soumise à la décision politique des deux pays. Ce sont les fondements de la puissance néerlandaise qui risquent, à terme, d’être fondus dans la stratégie allemande. Dans le cas des sous-marins, <strong>«<em>ces bâtiments ont par exemple été très utiles pour recueillir du renseignement au large de l’Iran ou pour lutter contre la piraterie en surveillant les ports du Golfe d’Aden</em>»</strong>, explique Joseph Henrotin. Autant de missions pour lesquelles les forces néerlandaises perdent leur autonomie de décision.
<h2><strong>Pas forcément positif pour l’Europe de la Défense</strong></h2>
Pour Jeanine Hennis-Plasschaert, ces inquiétudes sont sans fondement. «<em>Devons-nous vraiment craindre une perte de souveraineté ?</em>», interroge-elle dans son discours de Berlin. «<em>Ou ne devrions-nous pas plutôt redéfinir ce concept ?</em>» Si la ministre néerlandaise voit dans cette réforme une manière différente de défendre l’Europe, beaucoup s’inquiètent surtout de voir ici un effet pervers des réductions budgétaires.

«<em>Cela ne traduit aucun plan</em>, remarque ainsi Etienne de Durand. <em>Personne n’est d’accord sur l'emploi de la force dans la gestion des crises internationales ou même sur les priorités stratégiques communes.</em>» «<em>C’est dans l’ère du temps, tout le monde réduit ses budgets de défense</em>», constate également Joseph Henrotin. Pour ce dernier, d’autres pays pourraient suivre le mouvement. Reste à savoir à quelle logique stratégique et culturelle ils pourraient vouloir se rattacher. Tandis que les pays les plus à l’est s’inquiètent du réarmement russe, les Allemands défendent l’idée d’une sanctuarisation et d’un repli sur soi stratégique. Là-dedans, <strong>Français et Britanniques pourraient se retrouver bien seuls à tâcher tant bien que mal de défendre des capacités de projection.</strong>

<a href="http://www.rfi.fr/europe/20130607-armee-neerlandaise-passe-sous-tutelle-allemande" target="_blank"><em>Un article initialement publié sur RFI.fr</em></a>

</div>]]></description>
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		<title>L&#8217;industrie de l&#8217;armement américaine à la conquête de la frontière avec le Mexique</title>
		<link>http://www.actudefense.com/industrie-armement-americaine-conquete-frontiere-etats-unis-mexique/</link>
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		<pubDate>Mon, 10 Jun 2013 10:30:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romain Mielcarek</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sécurité Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[frontière]]></category>
		<category><![CDATA[Mexique]]></category>
		<category><![CDATA[migrations]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité civile]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><img width="1041" height="509" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/06/Copie-de-frontiere-mexicaine-Nogales.jpg" class="attachment-post-thumbnail wp-post-image" alt="©Sgt. 1st Class Gordon Hyde" /></p><strong>En ces périodes de vaches maigres pour les budgets de défense, les grands groupes de l'industrie militaire regarde avec un intérêt croissant le marché de la surveillance des frontières. Aux Etats-Unis, celle qui sépare le sud du pays d'avec le Mexique fait l'objet de toutes les attentions.</strong>

[caption id="attachment_8966" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/06/frontiere-mexicaine-Nogales.jpg"><img class="size-medium wp-image-8966" alt="A droite, l'Arizona. A gauche, le Mexique. Entre les deux, une portion du mur qui longe une partie de la frontière entre les deux pays. ©Us Army / Sgt. 1st Class Gordon Hyde" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/06/frontiere-mexicaine-Nogales-300x200.jpg" width="300" height="200" /></a> A droite, l'Arizona. A gauche, le Mexique. Entre les deux, une portion du mur qui longe une partie de la frontière entre les deux pays. ©Us Army / Sgt. 1st Class Gordon Hyde[/caption]

Un milliard de dollars pour fournir un réseau de tours de surveillance et une infrastructure de commandement le long de la frontière mexicaine. C’est <a href="http://www.cbp.gov/xp/cgov/toolbox/contacts/contracting/skp/ift.xml" target="_blank">le contrat proposé</a> par le Département de la sécurité intérieur américain. Un juteux marché qui attire un genre nouveau de candidats : <strong>une demi-douzaine de groupes majeurs issus de l’industrie militaire termine de se positionner pour faire des propositions.</strong>

De Raytheon à Lockheed Martin, les entreprises de ce secteur s’intéressent de manière croissante à la surveillance des frontières. General Atomics, le fabricant des fameux <a href="http://www.rfi.fr/emission/20130518-afghanistan-drones-americains" target="_blank">drones Predator</a>, est aussi sur la brèche : il espère doubler un premier contrat de 443 millions de dollars pour fournir des avions de surveillance sans pilotes dans leur version non armée. Northrop Grumman, autre acteur majeur de cette industrie, souhaite vendre aux gardes frontières son système de vidéo-détection « <a href="http://www.northropgrumman.com/Capabilities/VADER/Pages/default.aspx" target="_blank">Vader </a>». Destiné initialement au Pentagone, pour détecter les poseurs d’engins explosifs improvisés en Afghanistan, il pourrait permettre de repérer et de traquer les clandestins mexicains.

Les industriels de défense américains ont longtemps boudé la surveillance des frontières. Les <a href="http://www.rfi.fr/actufr/articles/112/article_79905.asp" target="_blank">réductions budgétaires</a> et le retrait d’Irak et d’Afghanistan risquent pourtant de faire chuter leurs carnets de commande. <strong>La surveillance et la sécurité apparaissent de plus en plus comme de juteuses opportunités d’amortir ce changement de contexte économique.</strong> Longtemps restés à l’écart des efforts de lobbying dans ce secteur, les géants de l’armement se font de plus en plus présents dans les <a href="http://www.bordersecurityexpo.com/index.php" target="_blank">gigantesques salons</a> régulièrement organisés dans le sud des Etats-Unis.<span id="more-8965"></span>

Un « <em>marché porteur </em>» qui attire également les groupes européens, EADS et Thalès en tête. « <em>Le marché des frontières est en recrudescence dans le monde entier</em> », explique Amaël Cattaruzza. Cet enseignant de Saint-Cyr qui travaille sur la technologie des frontières estime que les Etats-Unis et Israël font actuellement office de « zones test » mais qu’à terme, <a href="http://www.rfi.fr/europe/20130301-commission-europeenne-presente-frontieres-intelligentes-portes-union" target="_blank">le monde entier</a> pourrait être intéressé par les nouvelles frontières « intelligentes ».
<h2><strong>Technologie et militarisation de la frontière</strong></h2>
[caption id="attachment_8968" align="alignright" width="300"]<a href="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/06/militaires-americains-frontiere-mexicaine.jpg"><img class="size-medium wp-image-8968" alt="Des gardes nationaux de l'US Air force aident à l'installation de barrières le long de la frontière avec le Mexique. ©US Air force / Staff Sgt. Dan Heaton" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/06/militaires-americains-frontiere-mexicaine-300x199.jpg" width="300" height="199" /></a> Des gardes nationaux de l'US Air force aident à l'installation de barrières le long de la frontière avec le Mexique. ©US Air force / Staff Sgt. Dan Heaton[/caption]

Les attentats de septembre 2001 ont fournis le prétexte sécuritaire à un durcissement de la politique américaine. Le nombre de gardes frontières explose, <strong>passant de 4000 agents en 1993 à plus de 20 000 aujourd’hui.</strong> Il faut surveiller les <a href="http://www.diploweb.com/La-frontiere-Etats-Unis-Mexique.html" target="_blank">3000 kilomètres</a> séparant les deux pays pour réduire la liberté de mouvement des clandestins et des trafiquants en tous genres, preuve pour les Américains de la porosité frontalière à d’éventuels projets terroristes. Les Etats-Unis commencent à ériger <a href="http://www.theatlantic.com/infocus/2013/05/on-the-border/100510/" target="_blank">de longs pans de murs et de grillages</a>. Ils multiplient les tours, les réseaux de caméras, parfois très sophistiqués et investissent dans plusieurs petits avions, hélicoptères et dans une escadre de drones.

Une tendance, entamée dans les années 1990, se confirme : les Etats-Unis mettent en œuvre des « smart borders » avec le Canada en 2001 et avec le Mexique en 2003. Ces frontières « intelligentes » permettent de mieux gérer les flux de personnes et de marchandises pour faciliter les échanges économiques. Elles permettent surtout de mieux identifier les clandestins grâce à la systématisation des contrôles biométriques, à une surveillance électronique systématisée et à des échanges d’informations bi-nationaux.

En 2006, George W. Bush accepte d’envoyer <strong>6000 gardes nationaux renforcer la frontière</strong>, afin de former les forces civiles sur place. Une initiative reprise par Barack Obama qui déploiera 1200 soldats supplémentaires à partir de 2010. Le tout pour des résultats modérés : le coût des opérations fait que chacune des 25 000 interpellations auxquelles ils contribuent entraine une dépense de 6200 dollars par sans-papiers arrêté.

Inquiets de voir trafics et migrations continuer, des parlementaires républicains et démocrates du sud des Etats-Unis lancent le «<a href="http://www.actudefense.com/etats-unis-recycler-le-materiel-revenu-dirak-pour-chasser-les-cartels-mexicains/" target="_blank"> Send equipment for national defense act</a> » en 2010. <strong>Ils espèrent récupérer 10% du matériel militaire rapatrié d’Irak « <em>payé par le contribuable </em>» pour le redistribuer aux gardes frontières.</strong>

Cette course à la super frontière connaît tout de même ses limites. A la fin de la décennie, le concept de la « virtual border » expérimenté depuis 2005 est abandonné. Ce projet de frontière ultra-moderne devait permettre d’installer une multitude de capteurs infrarouges, sismiques ou encore thermiques capables de détecter la moindre intrusion. «<em> Le nombre d’alertes a explosé</em>, explique Amaël Cattaruzza, <em>mais pas le nombre d’interpellation</em> : <em>le passage d’une simple vache pouvait déclencher le déploiement d’une patrouille de garde-frontière pour rien. </em>» Les Etats-Unis y renoncent en 2011, après avoir dépensé plus d’un milliard de dollars.

[caption id="attachment_8969" align="aligncenter" width="736"]<a href="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/06/morts-frontiere-mexicaine.jpg"><img class=" wp-image-8969 " alt="Un hommage aux migrants morts en tentant la traversée, près de Tijuana. ©Tomás Castelazo" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/06/morts-frontiere-mexicaine.jpg" width="736" height="491" /></a> Un hommage aux migrants morts en tentant la traversée, près de Tijuana. ©Tomás Castelazo[/caption]
<h2><strong>Moins de migrants, plus de morts</strong></h2>
La sécurisation massive de la frontière côté américain a obtenu des résultats. Le nombre de sans-papiers interceptés a chuté à 364 000 en 2012, lorsqu’il dépassait le million au début des années 2000. Les candidats sont pourtant toujours aussi nombreux. Côté mexicain, les cartels organisent de véritables réseaux de passage dont les tarifs ont explosé. Les clandestins doivent contourner les barrières et les surveillances, pour passer par des sentiers désertiques particulièrement hostiles. Le nombre de mort explose. En 2012, ils sont <a href="http://www.nfap.com/pdf/NFAP%20Policy%20Brief%20Moral%20Case%20For%20a%20Temporary%20Worker%20Program%20March%202013.pdf" target="_blank">477 à avoir perdu la vie</a> au cours de ce périple. C’est<strong> 27% de plus que l’année précédente</strong>… et ils devraient être encore plus nombreux cette année.

Si la stratégie déployée par les Etats-Unis génère un intense débat entre les organisations de défense des droits de l’homme et l’aile droite des responsables politiques (Tea Party en tête), les plus pragmatiques constatent que toutes ces morts ont un coût. La <a href="http://online.wsj.com/article/SB10001424127887323820304578412561295471882.html" target="_blank">situation de Brooks County</a> est un exemple caractéristique. Cette bourgade, en pleine zone aride, doit prendre en charge les enterrements. En 2012, 129 personnes sont mortes dans ce secteur. Les autorités du comté s’inquiète : <strong>il a fallut dépenser 195 000 dollars pour offrir une sépulture descente à tous ces malheureux, soit presque 5% du budget annuel.</strong>

La tendance semble pourtant ne pas devoir s’inverser à court terme. La crise n’a fait qu’amplifier la répression envers les migrants illégaux. Barack Obama n’a pas inversé la situation, <a href="http://www.nytimes.com/interactive/2013/02/22/us/politics/growth-in-deportations.html?ref=us" target="_blank">bien au contraire</a> : le nombre d’expulsions, qui avait déjà doublé sous Georges W. Bush, a encore été multiplié par deux au cours du premier mandat du président démocrate. Il dépasse en 2012 les 400 000 reports à la frontière.

<a href="http://www.rfi.fr/ameriques/20130609-industrie-armement-americaine-conquete-frontiere-etats-unis-mexique" target="_blank"><em>Article initialement publié sur RFI.fr</em></a>]]></description>
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		<title>Tensions franco-japonaises sur fond de livraison de matériel sécuritaire à la Chine</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Jun 2013 05:10:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romain Mielcarek</dc:creator>
				<category><![CDATA[Diplomatie France]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
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		<category><![CDATA[exportation]]></category>
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		<description><![CDATA[<p><img width="1086" height="498" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/06/Copie-de-aeroport-tour-controle-orly.jpg" class="attachment-post-thumbnail wp-post-image" alt="©DR" /></p><strong>Tout au long de la visite de François Hollande, la semaine dernière, les médias japonais sont revenus sur l'affaire des grilles d'appontage pour hélicoptères de DCNS livrées à Pékin. Ils accusent la France de ne pas respecter l'embargo sur les livraisons d'armes à la Chine. Retour sur le difficile commerce militaire avec Pékin.</strong>

[caption id="attachment_8955" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/06/grille-dcns.jpg"><img class="size-medium wp-image-8955" alt="Les grilles d'appontage de DCNS incriminées permettent aux hélicoptères de mieux s'arrimer aux navires, malgré la houle et les mouvements de la mer. ©DCNS" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/06/grille-dcns-300x206.jpg" width="300" height="206" /></a> Les grilles d'appontage de DCNS incriminées permettent aux hélicoptères de mieux s'arrimer aux navires, malgré la houle et les mouvements de la mer. ©DCNS[/caption]

C’est un Arnaud Montebourg gêné, que décrit <a href="http://www.courrierinternational.com/article/2013/06/05/petits-conseils-d-un-ami-japonais" target="_blank">l’ancien correspondant</a> à Paris de l’<em>Asahi Shimbun</em>, Norito Kunisue. Le 22 avril 2013, le ministre du Redressement a du faire face à un afflux plus important qu’à l’accoutumée de journalistes japonais lors d’une conférence de presse à l’ambassade de France de Tokyo. <strong>Les médias nippons s’inquiètent alors depuis un mois de la livraison de grilles d’appontage pour hélicoptères à Pékin par le constructeur tricolore DCNS.</strong> De simples équipements à usage civil, assure le ministre, qui jure que le contrat n’enfreint pas l’embargo européen sur les armes à destination de la Chine.

Les grilles en question, au nombre de deux, viendront s’ajouter à onze autres qui équipent déjà des navires appartenant à la <em>Zhōngguó Hǎijiǎn</em>. La Surveillance maritime chinoise – littéralement – est effectivement une agence civile, sous tutelle du ministère de la Sécurité publique. <strong>Au moins neuf de ses bâtiments ont pourtant fait <a href="http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20130423-japon-chine-senkaku-conflit-yasukuni" target="_blank">l’objet de signalements</a> par les autorités japonaises au cours des deux derniers mois.</strong>

La semaine dernière, le sujet est revenu sur la table au cours du <a href="http://www.iiss.org/en/events/shangri-s-la-s-dialogue" target="_blank">dialogue Shangri-La</a>, sommet régional sur la sécurité en Asie. Le ministre de la Défense japonais, Itsunori Onodera, a exprimé son inquiétude à son homologue français en marge de la rencontre, comme le <a href="http://ajw.asahi.com/article/behind_news/politics/AJ201306030095" target="_blank">rapporte l’<em>Asahi Shimbun</em></a> : «<em>Si cet équipement est installé sur les Haijan</em> [les navires de surveillance côtière chinois], <em>cela ne fera que nourrir les tensions en mer de Chine</em>», assure-t-il. Réponse de Jean-Yves Le Drian : la vente ne peut pas être empêchée car il s’agit d’une application civile… qui n’est pas soumise à <a href="http://www.diploweb.com/UE-Chine-Armements-et-embargo.html" target="_blank">l’embargo européen.<span id="more-8954"></span></a>
<h2><strong>Un respect de l’embargo tout en hypocrisie</strong></h2>
Des équipements destinés au marché civil relevant d’autorisations propres à l’industrie de l’armement, on en compte 180 rien qu’en 2011. La commission chargée d’autoriser les exportations de «matériels de guerre, assimilés ou liés à la défense» a ainsi <strong>accordé aux producteurs de technologies militaires de signer pour 283,6 millions d’euros de contrats cette année là. En tout, entre 2007 et 2012, cela représente, selon le ministère de la Défense, un chiffre d’affaire de 466 millions d’euros.</strong>

La moitié de ce volume concerne des équipements relevant de l’aéronautique (150 millions), des radars de surveillance aérienne et des moteurs d’hélicoptères, par exemple. Viennent ensuite des équipements d’imagerie ou de capteurs (66,6 millions) et des pièces de fonderie (51,8 millions). Enfin, et dans une moindre mesure, différents contrats ont été autorisés concernant des systèmes d’alerte, des savoirs technologiques ou encore des produits chimiques de type anti-émeute.

La France, comme le reste de l’Europe, respecte pourtant un <strong>embargo sur les livraisons d’armes à destination de la Chine</strong>. Adopté suite à une déclaration du Conseil européen le 27 juin 1989, il visait à sanctionner le régime chinois après le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Manifestations_de_la_place_Tian%27anmen" target="_blank">drame de Tian’anmen</a>, le 4 juin de la même année. Depuis, Paris demande à Pékin de mieux respecter les droits de l’homme et de garantir que ses moyens militaires ne puissent jamais être utilisés contre des populations civiles ou contre des alliés ou amis de la France et de l’Europe.

Au ministère de la Défense, on nous assure que «<em>la France n’est pas favorable à une levée de l’embargo</em>». Pourtant, «<em>nous sommes parjures</em>», analyse Daniel Schaeffer, ancien attaché de défense dans plusieurs pays asiatiques et membre du groupe de réflexion <a href="http://www.asie21.com/asie/index.php" target="_blank">Asie21</a>. «<em>Nous respectons l’embargo</em>, admet-t-il, <em>mais <strong>en trouvant des moyens d’exporter malgré tout</strong>: nous aidons ici la Chine à poursuivre ses revendications</em>» sur les îles Senkaku.

[caption id="attachment_8956" align="aligncenter" width="691"]<a href="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/06/aeroport-tour-controle-orly.jpg"><img class=" wp-image-8956 " alt="C'est dans le secteur de l'aéronautique qu'il y a le plus d'autorisations d'exportations de matériels sensibles (150 millions d'euros en 2011). ©DR" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/06/aeroport-tour-controle-orly.jpg" width="691" height="461" /></a> C'est dans le secteur de l'aéronautique qu'il y a le plus d'autorisations d'exportations de matériels sensibles (150 millions d'euros en 2011). ©DR[/caption]
<h2><strong>Contourner l’embargo, un sujet «délicat»</strong></h2>
Les industriels sont en effet bien obligés de respecter l’interdiction de vendre de l’armement à la Chine. Ils peuvent par contre proposer des technologies duales, à savoir des éléments qui puissent servir aussi bien à une application civile que militaire. C’est le cas par exemple d’un moteur d’hélicoptère qui reste très semblable selon la version militarisée ou non de l’appareil. Les Chinois disposent de compétences techniques pour adapter ce type de matériels.

Une autre solution consiste à vendre des pièces détachées. C’est le cas de la grille d’appontage de DCNS : le fabricant ne pourrait pas vendre un navire de surveillance maritime complet, il peut cependant livrer différents sous-ensembles qui permettront de moderniser les bâtiments chinois.

Enfin, des matériels livrés à un pays tiers moins regardant sur le respect des droits de l’homme peuvent servir à fournir, <em>in fine</em>, la Chine. «<strong><em>Une fois que les matériels sont sur place, difficile de surveiller</em></strong>», souligne un fin connaisseur des fonctionnements de l’industrie de défense. «<em>Il y a une vraie hypocrisie</em>, admet un cadre d’un grand groupe français, <em>mais si l’on s’interdit ce type de livraisons, on ne peut plus rien vendre.</em>»

L’embargo européen reste principalement défendu par les pays du Nord. La France, la Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie ou encore l’Espagne militent pour sa révision : ces Etats disposent d’industries militaires fortes qui craignent de voir échapper des contrats alors que la Chine investit massivement dans l’armement.

<a href="http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20130607-japon-embargo-armes-chine-grilles-appontage-dcns" target="_blank"><em>Un article initialement publié sur RFI.fr</em></a>]]></description>
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		<title>En attendant les négociations avec les touaregs, l&#8217;armée malienne poursuit sa progression vers Kidal</title>
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		<pubDate>Thu, 06 Jun 2013 10:00:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romain Mielcarek</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opération Serval]]></category>
		<category><![CDATA[armée malienne]]></category>
		<category><![CDATA[Azawad]]></category>
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		<description><![CDATA[<p><img width="995" height="424" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/06/Copie-de-borne-kidal.jpg" class="attachment-post-thumbnail wp-post-image" alt="©DR" /></p><strong>Après de violents combats au sud de Kidal, l'armée malienne ne serait plus qu'à quelques dizaines de kilomètres de la ville. En attendant les négociations qui doivent se dérouler à Ouagadougou vendredi, les rebelles se retranchent dans leur dernier bastion.</strong>

[caption id="attachment_8920" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/06/borne-kidal.jpg"><img class="size-medium wp-image-8920" alt="Après de violents combats dans le secteur d'Anefis, l'armée malienne ne serait plus qu'à quelques dizaines de kilomètres de Kidal. ©DR" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/06/borne-kidal-300x225.jpg" width="300" height="225" /></a> Après de violents combats dans le secteur d'Anefis, l'armée malienne ne serait plus qu'à quelques dizaines de kilomètres de Kidal. ©DR[/caption]

L'armée malienne progresse vers Kidal, la <strong>dernière ville occupée par les touaregs</strong> dans le nord du Mali. Mercredi, de violents combats ont opposés les forces gouvernementales à ces rebelles à Anefis, bourgade située à une centaine de kilomètres au sud. Selon le colonel Didier Dacko, commandant malien de l'opération, militaires et combattants du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) se sont affrontés pendant deux heures. Souleymane Maïga, le porte-parole de l'armée, annonce un <strong>bilan contesté par ses adversaire de deux morts de son côté et de dix tués et une trentaine de prisonnier parmi les touaregs</strong>.

Le MNLA, qui dénonce une «<em>agression</em>», se serait replié vers Kidal. <strong>Les touaregs assurent avoir capturer une douzaine de Maliens</strong>. Ces combats, au cours desquels les armées française et africaines ont évité d'intervenir, ont été dénoncé par la communauté internationale. Washington, par exemple, exhorte les deux camps à éviter l'escalade de la violence et de la vengeance en attendant les négociations qui doivent se dérouler vendredi.

L'armée malienne poursuit sa progression vers Kidal. Jeudi 6 avril, en cours de matinée, elle se situerait à quelques dizaines de kilomètres de son objectif. <strong>Les militaires assurent, depuis mardi, être en position et en mesure de reconquérir Kidal.</strong> Ils appellent les derniers rebelles à déposer les armes avant leur arrivée pour faciliter l'entrée dans la ville.<span id="more-8919"></span>
<h2>Difficiles négociations</h2>
[caption id="attachment_8921" align="alignright" width="300"]<a href="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/06/rebelles-azawad-mnla.jpg"><img class="size-medium wp-image-8921" alt="En ralliant les jihadistes d'AQMI et du Mujao, les rebelles touaregs ont achevé leur rupture avec les populations noires du nord-Mali. ©DR" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/06/rebelles-azawad-mnla-300x199.jpg" width="300" height="199" /></a> En ralliant les jihadistes d'AQMI et du Mujao, les rebelles touaregs ont achevé leur rupture avec les populations noires du nord-Mali. ©DR[/caption]

Vendredi, les autorités du gouvernement de transition malien doivent rencontrer les représentants des deux mouvements touaregs basés à Kidal. Blaise Compaoré, le président du Burkina Faso, doit accueillir les émissaires à Ouagadougou. Le médiateur de la Cédéao pour la crise malienne rencontrera d'abord chacun des acteurs avant que des pourparlers en face à face ne soient menés. Les touaregs seront représentés par des leaders du MNLA et du Haut conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA), une autre organisation moins radicale qui contrôle une partie de Kidal.

<strong>Bamako dénonce des «<em>épurations ethniques</em>» menées par les rebelles touaregs à Kidal</strong>. Le MNLA aurait mené une vague de violence contre les populations noires de la ville, arrêtant ou expulsant plusieurs dizaines de personnes accusées d'être des agents de renseignement du gouvernement. Cette rencontre doit permettre de trouver d'ici lundi un accord entre les deux camps pour assurer la tenue des élections nationales le 28 juillet prochain.

Les touaregs dénoncent la faible prise en compte de leur population dans le nord du pays. Ils réclament plus d'autonomie et désignent Kidal comme leur capitale. <strong>Leur volonté d'indépendance reste en opposition avec les mandats internationaux qui réclament la réunification totale, sécuritaire et politique, du Mali.</strong> S'ils sont nombreux dans la moitié nord du pays, les touaregs restent minoritaires et peinent à s'intégrer pleinement avec les autres ethnies à la peau noire de cette région. Leur ralliement aux jihadistes, lors de la conquête de l'Azawad, n'ont rien fait pour favoriser la bonne entente entre ces différentes communautés.]]></description>
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		<title>Laurent Fabius sur la Syrie: «Les Russes ont évolué»</title>
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		<pubDate>Thu, 06 Jun 2013 04:55:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romain Mielcarek</dc:creator>
				<category><![CDATA[Diplomatie Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Armes chimiques]]></category>
		<category><![CDATA[gaz]]></category>
		<category><![CDATA[Genève II]]></category>
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		<category><![CDATA[Syrie]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><img width="150" height="138" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/01/gravatar-roman-Copie1.png" class="attachment-post-thumbnail wp-post-image" alt="gravatar-roman - Copie" /></p><strong>Le chef de la diplomatie française salue l'évolution des autorités russes sur le dossier syrien. Il continue de regretter celle de l'Iran, acteur de premier rang dans ce conflit, qui continue de refuser toute forme de coalition.</strong>

Interviewé par France 24, L'Express et RFI, Laurent Fabius a répondu mardi soir à plusieurs questions au sujet de la Syrie. Le ministre des Affaires étrangères continue d'espérer «<em>une solution politique</em>» qui pourrait se décider au cours du sommet pour la paix Genève II. Il a également confirmé que celui-ci était bien reporté au mois de juillet, l'organisation d'une telle rencontre restant «<em>difficile</em>».

Pour Laurent Fabius, il n'y aurait pas de blocage diplomatique du côté russe. Au contraire, estime-t-il : «<em>Les Russes ont évolué</em>». Leur présence à Genève II implique l'acceptation au préalable des conclusions du précédent sommet, Genève I. La principale implique de négocier la mise en place d'un «<em>gouvernement de transition et de coalition</em>» qui bénéficierait de l'intégralité des pouvoirs. Reste à en définir les conditions.

Le chef de la diplomatie assure être en liaison permanente avec ses homologues russe et américain. Tous deux auraient été immédiatement informés des résultats d'analyse d'échantillons de sang et d'urine contaminés par du gaz sarin. Remarquant que la diplomatie n'était pas une affaire facile, il a insisté à mettre en avant le besoin de trouver les points d'accords avec Moscou et Washington sur les solutions à mettre en oeuvre en Syrie.<span id="more-8908"></span>

Se félicitant de<a href="http://www.actudefense.com/laurent-fabius-confirme-gaz-sarin-syrie-londres/" target="_blank"> l'annonce de preuves </a>quand à l'usage de gaz sarin par les forces gouvernementales, Laurent Fabius soulignait de nouveau le «<a href="http://www.actudefense.com/syrie-europe-embargo-armes-rebelles-livraison/" target="_blank"><em>déséquilibre des armes</em></a>» détenues par les deux camps. Il insiste notamment sur le fait qu'il n'y a pour l'instant aucune preuve d'utilisation d'armes chimiques du côté des rebelles, précisant que celles-ci étaient détenues et mises en oeuvre par les fidèles du régime.

A l'inverse, il considère comme difficile la possibilité d'inviter les Iraniens à la table des négociations. S'ils sont bien l'un des «belligérants» impliqués dans ce conflit, leur refus d'envisager un gouvernement de transition et de coalition interdit toute possibilité de les accueillir au sein du dialogue de Genève II.]]></description>
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		<title>Habillement: l&#8217;armée n&#8217;externalisera pas mais devra faire des économies</title>
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		<pubDate>Wed, 05 Jun 2013 10:09:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romain Mielcarek</dc:creator>
				<category><![CDATA[Défense France]]></category>
		<category><![CDATA[externalisation]]></category>
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		<description><![CDATA[<p><img width="150" height="138" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/01/gravatar-roman-Copie1.png" class="attachment-post-thumbnail wp-post-image" alt="gravatar-roman - Copie" /></p><strong>La fonction habillement des armées restera en interne. Il faudra pourtant certainement réduire effectifs et lieux de stockages pour assurer une économie de quelques 50 millions d'euros par an.</strong>

Après des mois de réflexion, le ministre de la Défense et la Dicod ont finalement annoncé que <strong>la fonction habillement des armées ne serait pas externalisée</strong>. Cette piste, un temps étudiée, suscitait des craintes au sein des syndicats et des entreprises du secteur. C'est finalement une logique de Régie rationalisée optimisée (ROO) qui sera mise en oeuvre.

Cette solution permet de maintenir la fonction habillement au sein des armées. Elle doit assurer aux militaires une réponse de qualité réactive en cas de besoins opérationnels. La ROO assure enfin au tissu d'entreprises impliquées dans la production de l'habillement de maintenir son activité dans un contexte économique précaire.

Elle doit surtout permettre, et c'était tout l'enjeu de cette réflexion, de réaliser des économies. <strong>Le ministère espère réduire de 50 millions d'euros par an les dépenses dans ce domaine.</strong> Des économies qui passeront certainement pas une réorganisation intégrale des services. Déjà, dans certaines unités, plusieurs fonctions avaient été rationalisées. Dans les mois qui viennent,<strong> le secrétariat général aux armées (SGA) devra mettre en oeuvre cette réforme qui devrait impliquer une réduction des effectifs et des centres de stockages.</strong>]]></description>
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		<title>Paris et Londres confirment l&#8217;utilisation de gaz sarin par le régime syrien</title>
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		<pubDate>Wed, 05 Jun 2013 09:18:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Romain Mielcarek</dc:creator>
				<category><![CDATA[Diplomatie Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Armes chimiques]]></category>
		<category><![CDATA[gaz sarin]]></category>
		<category><![CDATA[Laurent Fabius]]></category>
		<category><![CDATA[sarin]]></category>
		<category><![CDATA[Syrie]]></category>

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		<description><![CDATA[<p><img width="999" height="541" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/06/checkpoint-syrien-bachar-Copie.jpg" class="attachment-post-thumbnail wp-post-image" alt="©Voice of America/Elizabeth Arrott" /></p><strong>Paris et Londres confirment avoir des preuves : le régime de Damas a eu recourt à du gaz sarin. En pleine préparation de la conférence pour la paix de Genève, les Européens imposent une nouvelle pression aux Russes : ces nouveaux crimes de guerre démontrés, Bachar al-Assad doit quitter la Syrie.</strong>

[caption id="attachment_8893" align="alignleft" width="300"]<a href="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/06/checkpoint-syrien-bachar.jpg"><img class="size-medium wp-image-8893" alt="Pour Paris et Londres aucuns doutes : ce sont les forces du président Bachar al-Assad qui ont fait usage de sarin. ©Voice of America/Elizabeth Arrott" src="http://www.actudefense.com/wp-content/uploads/2013/06/checkpoint-syrien-bachar-300x181.jpg" width="300" height="181" /></a> Pour Paris et Londres aucuns doutes : ce sont les forces du président Bachar al-Assad qui ont fait usage de sarin. ©Voice of America/Elizabeth Arrott[/caption]

<em>«Ces analyses démontrent la présence de sarin dans les échantillons en notre possession.»</em> C'est ce qu'annonce ce mardi <a href="http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/syrie/la-france-et-la-syrie/evenements-4439/article/syrie-armes-chimiques-declaration" target="_blank">un communiqué </a>du ministère des Affaires étrangères. Un laboratoire gouvernemental a pu analyser les urines et le sang rapporté par deux journalistes du Monde qui ont été témoins d'attaques chimiques en Syrie. Laurent Fabius a confirmé que tous <strong>ces échantillons contenaient du sarin, parfois en grande quantité</strong>. Les reporters confirment que ces relevés proviennent d'<strong>une attaque menée par le régime fin avril sur la ville de Saraqeb où un hélicoptère a largué une bombe chimique.</strong>

Dans la foulée, c'est la Grande-Bretagne qui a affirmé avoir des preuves. <strong>Les Britanniques ont déclaré tôt ce mercredi détenir des preuves «<em>physiologiques</em>».</strong> D'après leurs propres échantillons, ils ont annoncé via un porte-parole du gouvernement que des «<em>substances obtenues en Syrie ont révélé la présence de gaz sarin</em>». <strong>Comme Paris, Londres désigne directement le régime de Bachar al-Assad comme responsable de l'utilisation de ces armes.</strong>

Plus tôt mardi, ce sont les Nations unies qui présentaient leurs conclusions sur le sujet. La commission indépendante, chargée d'enquêter sur ce conflit, a évoqué des <em>«motifs raisonnables de penser que <strong>des quantités limitées de produits chimiques ont été utilisées</strong>»</em>, sans pouvoir en définir la nature et la quantité. Leurs experts devraient désormais disposer de preuves concrètes puisque le ministère des Affaires étrangères français a fait suivre ses échantillons.
<h2>Il est urgent d'attendre</h2>
L'utilisation des armes chimiques avait été présentée par les Etats-Unis comme la ligne rouge à ne pas franchir. Depuis plusieurs mois, les accumulations de forts soupçons avaient réduit l'impact de cette déclaration tant l'utilisation de gaz semblait évidente. Certains doutes concernaient de plus l'utilisation de ces armes par des rebelles, <strong>compliquant la justification d'une intervention du fait de tels crimes de guerre dès lors que les deux camps y recouraient</strong>. Début mai, l'une des représentantes de la commission onusienne en charge des armes chimiques <a href="http://www.actudefense.com/rebelles-syriens-armes-chimiques-gaz-sarin/" target="_blank">faisait part de ces éléments</a>. Déjà, elle évoquait des preuves concrètes détenues par les services français et américains, les Britanniques ayant même déjà pu récupérer des échantillons.

Pourquoi attendre, dès lors, pour prendre des mesures ? Les pays occidentaux restent dans la crainte d'une intervention militaire. <strong>Complexe et coûteuse, elle confronterait la force à une armée syrienne dotée de moyens conséquents.</strong> Si les forces de Bachar al-Assad ont perdu la moitié de leurs matériels et de leurs personnels selon une estimation de l'Institut international pour les études stratégiques (IISS), elles disposent toujours de capacités réelles. Le blocage diplomatique toujours maintenu par la Russie et la Chine ne simplifie pas non plus la situation. D'autant plus que l'Iran continue d'assurer son aide dans l'ombre de la Syrie.

<strong>Les Occidentaux espèrent pouvoir privilégier une solution diplomatique.</strong> Beaucoup d'espoirs reposent sur la prochaine conférence de Genève, prévue initialement pour ce mois-ci. Ce mercredi, Américains, Russes et représentants des Nations unies doivent discuter des modalités de cette rencontre. Les déclarations franco-britanniques devraient imposer une pression à Moscou en apportant les preuves longtemps exigées d'attaques chimiques par le régime de Bachar al-Assad. Laurent Fabius, interviewé par France 2 ce mardi, a annoncé que toutes les hypothèses étaient sur la table et que nous restions dans le temps de la négociation.

<strong>L'hypothèse de l'intervention reste pourtant envisagée.</strong> C'est en tous les cas ce qu'a voulu laisser entendre le ministre des Affaires étrangères. Plusieurs journalistes ont laissé entendre ces derniers mois que les militaires français étudiaient les modalités et les opportunités d'une telle opération. Les équipes chargées de la planification étudient en effet en permanence et en temps réel les terrains qui pourraient faire l'objet de déploiements : cela a été le cas pour le Mali pendant de longs mois avant le lancement de l'opération Serval.]]></description>
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